Ouvrir la porte de sa maison à un immigrant  ou à un étranger de passage est un geste hautement symbolique, mais l’inviter chez soi pour partager un repas est encore plus profond.

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La formule du potluck s’y prête à merveille. Au lieu de confectionner lui-même le repas, l’hôte demande aux invités d’apporter chacun un ou plusieurs plats: hors d’œuvre, potage, met principal, dessert, etc. Chez nous, c’est la formule que nous retiendrons si nous recevons pour un repas de Noël cette année.

Là où ça devient intéressant, c’est lorsque l’hôte organise un potluck en n’invitant que des immigrants. Chacun d’eux apporte un mets typique de son pays.[……]

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Ils sont nombreux les hommes et les femmes d’âge mur qui vivent seuls: 50 ans, 60 ans, 70 ans. Seuls à la maison, ils regardent le sablier du temps s’écouler. Que faire? Se résigner ou se redresser?

Charles Aznavour avait largement franchi le cap des 80 ans lorsqu’il a acheté et rénové une villa, non loin du Lac Leman en Suisse.

Apprenant l’arrivée du dernier des géants de la chanson française, un voisin a déclaré: «À son âge, se mettre à rénover et à construire, je trouve que cela dénote une belle jeunesse. Je lui tire mon chapeau.»[……]

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[caption id="attachment_10646" align="aligncenter" width="580"]iStockphoto LP iStockphoto LP[/caption]

Pour l’avoir vécue, la première année passée dans un logement, loin du domicile familial, à un âge aussi jeune que 17 ou 18 ans en raison de la poursuite d’études supérieures, est une expérience qu’on n’oublie pas. On collectionne les pépins et les imprévus.

Si l’expérience vous a échappé, lisez Paul en appartement de l’auteur de bandes dessinées Michel Rabagliati. L’histoire de Paul et de Lucie est plutôt représentative.

Une longue cohabitation débouche souvent sur un rêve: celui de posséder sa maison un jour. Un sondage de BMO révèle que «68% des étudiants finissants croient que leur diplôme les mènera vers un emploi qui leur permettra d’acheter une propriété.»[……]

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Carolyne donne un coup de main à la propriétaire de l’immeuble dès qu’elle le peut. Elle lave un plancher, elle peint un mur, elle fait faire le tour du logement convoité par un visiteur.

Que veut Carolyne? Une baisse de loyer, une cuisine rénovée? Non, elle veut une corde à linge. La propriétaire dit non, mais Carolyne croit qu’elle finira par la convaincre.

Je peux la comprendre. Lors d’un voyage en Israël, où je me suis caché pendant trois semaines dans un village planté au milieu d’un désert, je suspendais mes vêtements au soleil et au vent après les avoir lavés dans le lavabo de la chambre.

Assis devant un immense canyon qui s’ouvrait à mes pieds, je savourais ce long moment de détente, un livre à la main. Depuis, le printemps venu, je laisse la sécheuse sécher dans son coin jusqu’à fin novembre. Faute de corde à linge, j’utilise le séchoir.[……]

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Récemment, j’ai parcouru l’album de famille de la chanteuse française France Gall.  Celle qui chantait: «Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école, c’est ce sacré Charlemagne, sacré Charlemagne!»

Comme il est écrit à l’endos, ce n’est pas un livre en soi, c’est un album de famille. Et c’est vrai. Si vous aimez les albums de famille, vous serez ravi.  On a vraiment l’impression d’entrer dans un coin de l’intimité de la chanteuse.  Feuilleter l’album est très agréable et même relaxant.

France Gall partageait la vie de Michel Berger qui a écrit la musique de l’opéra-rock Starmania et aussi celle de La légende de Jimmy dont le parolier est Luc Plamondon. Berger est mort en pleine gloire à l’âge de 45 ans.

France Gall et un copain du couple racontent au lecteur la vie de Berger à travers des souvenirs et des photos, exactement comme si nous étions autour d’une table avec eux. J’ai parcouru l’album «d’une traite». Un moment très spécial.[……]

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Durant les périodes intenses de création, John Lennon se levait tard à la maison après une longue nuit de répétition au studio d’Abbey Road.  Paul McCartney arrivait chez lui peu de temps après. Parfois, il tirait John du lit.

Dès le réveil, Lennon s’installait  souvent au piano ou à la guitare et se mettait à jouer. McCartney le suivait ou se pointait avec un air en tête qu’il fallait creuser. Puis on filait au studio. De retour à la maison le soir,  Lennon se mettait au piano ou à la guitare avant le dodo. C’était sa vie.

Je me souviens avoir lu que, parfois après sa sortie du lit, Robert Charlebois s’installait au piano. Parfois nu de la tête aux pieds, il cherchait la note qui lui avait échappé la veille au studio.  Pas étonnant qu’il ait chanté dans la chanson Ordinaire: «Ma vie à moi, c’est la musique.»

Au début des années 90, je suis allé à la maison du chef d’orchestre Guy St-Onge  pour réaliser une entrevue. L’homme est l’un des musiciens les plus accomplis au Québec. Il a été pendant des années le directeur musical à l’émission Ad Lib animée par Jean-Pierre Coallier. Il a aussi accompagné Gregory Charles en spectacle.
J’avais été frappé par le nombre d’instruments de musique dans les pièces de la maison. Au sol et aux murs. Il était évident que toute la vie de Guy St-Onge, même chez lui, tournait autour de la musique.

C’est bien beau la musique, mais il faut un endroit où jouer sans nuire à autrui. [……]

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Il y a des gens qui se passionnent pour les maisons. Ils les construisent, les habitent, les achètent, les vendent, les rénovent, les décorent.  Le bâtiment lui-même leur procure du plaisir.

D’autres voient leur résidence comme l’unique moyen d’accéder à leur première passion. Exemples: jouer de son instrument de musique en toute tranquillité, attirer et observer les oiseaux, créer un immense village miniature au sous-sol ou encore jardiner et faire de l’aménagement paysager.

Aujourd’hui, Casarazzi s’adresse au jardinier.

Plus les années passent, plus on mesure l’erreur monumentale de la génération précédente où on détruisait à coup de pesticides et autres produits chimiques les «bébittes» qu’on ne voulait pas autour de la propriété. On prend lentement conscience que chacune d’entre elle avait un rôle précis à jouer. Et qu’en opérant un génocide sur une espèce, on finissait par créer un problème ailleurs.

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