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Vivre dans un éco-quartier

Prendre le virage écologique en solo est un brin pénible. L’entourage nous démotive, les connaissances en infrastructures environnementales sont insuffisantes, la facture du virage se révèle plutôt lourde. Une solution existe : l’éco-quartier.

Prenons un cas concret. La géothermie est pleine de promesses, mais la réaliser chez soi est, pour la plupart des propriétaires, inaccessible et inabordable. Voilà pourquoi les projets en cours dans le marché résidentiel sont peu nombreux, même si les travaux de géothermie sont admissibles au programme de subvention RénoVert du gouvernement du Québec.

La géothermie consiste à transférer la chaleur du sous-sol vers l’intérieur de la maison pendant les saisons froides et la fraîcheur du sous-sol pendant les saisons chaudes. Faire les travaux collectivement? C’est déjà un début de solution. En 2016, des citoyens résidant dans l’arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie, situé au coeur de Montréal et renfermant un éco-quartier très dynamique, ont reçu un soutien financier pour étudier la faisabilité d’un projet de géothermie, à très petite échelle, dans leurs ruelles destiné à chauffer les résidences.

C’est l’un des nombreux avantages de vivre dans un éco-quartier: initiative collective, partages des connaissances et des coûts, environnement de vie de grande qualité pour toute la famille.

Cet été, les propriétaires du Plateau Mont-Royal ont aménagé 12 ruelles vertes dont 8 tronçons champêtres. Ils vivent maintenant à l’intérieur d’un réseau de 90 ruelles vertes et champêtres. Ils ont arraché plus de 2000 mètres carrés d’asphalte, ce qui diminue les îlots de chaleur pendant les étés caniculaires, pour les remplacer par des arbres, des végétaux, des zones de jeux pour enfants et du mobilier urbain. Depuis cinq ans, plus de 7 000 mètres carrés d’asphalte ont été extraits.

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La captation des eaux de pluie, l’aménagement de murs et de toits végétaux, la rénovation écologique sont aussi des préoccupations majeures pour les résidents d’un éco-quartier.

Encore plus ambitieux : réduire presque à zéro la consommation d’énergie des propriétés. Un observateur du milieu faisait remarquer récemment: « Le développement des maisons à consommation énergétique nette zéro est définitivement plus prometteur dans le contexte de quartiers et de communautés durables où les mécanismes de production énergétique peuvent être partagés et où le transport de l’énergie se limite au territoire du quartier ou de la communauté. »

Vous trouverez sur le site Web du Regroupement des éco-quartiers (REQ) la liste de tous les éco-quartiers en activité au Québec.

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Pour le moment, les tarifs d’électricité d’Hydro-Québec sont trop concurrentiels, mais d’ici peu, ils ne le seront plus. Les éoliennes domestiques et autres infrastructures environnementales auront le vent dans les voiles. L’éco-quartier deviendra une formule très intéressante pour le partage des coûts et des connaissances.

En Chine, dans la ville de Tianjin, un éco-quartier est en voie de développement. Coût en dollars canadiens : 2,5 milliards. Il comprendra une centaine d’habitations. Objectif : séquestrer le carbone au maximum et tout en réduisant la consommation d’énergie des habitations. Du gros travail collectif.

Photos : iStock.com

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