J’ai rencontré Jean-Pierre Ferland une fois. Il déambulait dans la salle de maquillage de TVA. Il blaguait, souriait, taquinait le chanteur Daniel Lavoie. Il se promenait avec un air fier, tel un petit roi.

[caption id="attachment_12605" align="alignright" width="315"]Ferland, Musée Grévin par Elie Dion dans Wikipedia Ferland, Musée Grévin par Elie Dion dans Wikipedia[/caption]

Au retour de l’enregistrement de la publicité prévue pour la télé, la chanteuse Luce Dufault est morte de rire. Je lui demande pourquoi. «C’est juste Jean-Pierre qui n’a pas cessé de pousser des blagues salées tout le long de l’enregistrement», dit-elle.

Y a pas à dire, Jean-Pierre Ferland était en très forme ce jour-là. Il était lui-même: espiègle, rieur, volubile, un brin hautain.

J’ai toujours aimé Ferland et je m’étais promis de me taper la biographie de Marc-François Bernier, Jean-Pierre Ferland, Un peu plus haut, un peu plus loin, publié en 2012. Je me suis finalement commis cet été. [……]

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[caption id="attachment_8414" align="alignright" width="240"]iStockphoto iStockphoto[/caption]

Le fabricant de revêtement extérieur domiciliaire, Royal Produits de bâtiment, a tenu, entre le 7 et 18 mai dernier, un sondage auprès de 909 propriétaires de maisons canadiens, réalisé par la maison Kelton Global.

«Nous avons commandé ce sondage que nous prévoyons rendre annuel dans le cadre de nos efforts pour mieux comprendre ce qui préoccupe les propriétaires de maison et ce qui guide leurs décisions en matière de construction et de rénovation», soutient Marilyn Chase, directrice du marketing de Royal Produits de bâtiment.

Voici les conclusions rapportées intégralement:[……]

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[caption id="attachment_12562" align="alignright" width="314"]iStockphoto iStockphoto[/caption]

Vous refusez-vous le plaisir de revoir la maison de votre enfance? C’est le cas de bien des gens. Parfois parce qu’ils ont vécu une expérience traumatisante, parfois parce qu’ils veulent garder le souvenir intact.

Voici une histoire réelle.

Astrid est en Russie. Elle est à la recherche d’un homme, Micha, avec qui elle a vécu une histoire d’amour de trois mois, brutalement interrompue par les autorités de la Russie post-soviétique. C’était à Tcheliabinsk, la fameuse ville qui avait reçu la visite d’un météore.[……]

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(Ce billet est la suite du billet Les 50 ans de la Place des arts)

[caption id="attachment_12453" align="alignright" width="300"]Place_des_Arts_Entree_WIKIPEDIA JEANGAGNON immobilier photo de Jean Gagnon, Wikipedia[/caption]

Évidemment, d’autres facteurs ont sûrement influencé la prise de décision à l’époque quant au choix du site actuel.

Reste que la stratégie du maire Drapeau a fait du chemin depuis. La Place des arts se trouve aujourd’hui au cœur du Quartier des spectacles et l’environnement de l’édifice a changé du tout au tout.

En construisant la Place des arts, le maire Drapeau se faisait plaisir puisqu’il était lui-même un consommateur de grande culture, comme l’opéra par exemple.

N’empêche: inaugurée en septembre 1963, la Place des arts s’est fait un devoir de ne pas trop s’éloigner de monsieur et de madame tout l’monde en prenant soin de dresser des programmes de divertissement pour toutes et tous, autant l’élite que les gens de la classe moyenne.

Revenons au livre qui retrace l’histoire de la Place des arts. [……]

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La première fois que j’ai mis les pieds à la Place des arts, j’étais drôlement fier. Né dans le fin fond d’un rang de campagne en Mauricie, j’avais hâte de franchir les portes de cet immeuble de prestige qui m’apparaissait à l’autre bout du monde. L’autre bout du monde étant Montréal.

[caption id="attachment_12507" align="aligncenter" width="560"]Place des Arts de Jean Gagnon, Wikipedia Place des Arts de Jean Gagnon, Wikipedia[/caption]

Quand je suis entré dans l’édifice, c’est comme si une tonne de culture me tombait dessus. Quand je suis sorti, j’avais l’impression que je n’étais plus le même tout à coup. J’avais de la culture tout à coup. Ma vie avait franchi une autre étape tout à coup.

J’étais jeune, donc naïf.

Je me souviens très bien: j’avais vu une pièce de théâtre de la compagnie Jean-Duceppe. Les jours suivants, j’étais fier de dire à mon entourage que j’avais vu une pièce de théâtre. Pas n’importe où, mais à la Place des arts.

Seule déception: je trouvais l’environnement de l’édifice plutôt étrange. À mon grand étonnement, l’immeuble surgissait de nulle part, au milieu d’un quartier populaire. À proximité il y avait des HLM, des drogués, des sans-abri, des prostituées. Cela date d’une trentaine d’années quand même!

Pourquoi avoir choisi cet emplacement pour édifier le temple des arts?[……]

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Retour à Sarajevo, ville de Bosnie assiégée durant la guerre 1992-1995 dans l’ex-Yougoslavie.

Canons et mortiers arrosent la ville d’obus pendant que les tireurs d’élite, cachés dans les collines, prennent adultes et enfants pour cibles. Un enfer qui a duré presque cinq ans.

Mevlida Karadza se bat pour sortir de la ville. Sa fille et ses deux petites-filles ont fui à temps. Mevlida est prise au piège. Son gendre Milan aussi. Ses amis aussi.

Elle n’a qu’une seule idée en tête: revoir sa fille et ses deux petites-filles.

Un jour, elle se prépare à bouffer au pied de l’immeuble qu’elle habite. Mevlida raconte:

«Les obus se sont alors mis à pleuvoir, et tout le monde s’est réfugié dans les immeubles… Rajka la mère de Milan avait mis la table, et nous nous sommes empressés de manger. Dans l’appartement d’à côté, nous n’entendions que Damir. Nous avions pris l’habitude, au plus fort des bombardements, de nous mettre à l’abri dans le couloir commun car nous nous y sentions en sécurité. J’avais sorti deux tabourets, mais je suis retournée prendre le petit sac contenant mon strict nécessaire. Deux obus ont alors explosé, sans doute assez près. On m’avait expliqué qu’un même endroit est généralement pris pour cible trois fois. C’est avec cette idée-là en tête que je suis rentrée dans l’appartement. Le mur s’est jeté sur moi. Mes souvenirs s’arrêtent là… Ensuite seulement j’apprendrai que j’ai été touchée à la jambe gauche, qu’un obus a frappé le balcon et le mur extérieur de mon bureau. Contre ce mur, il y avait une bibliothèque, deux à trois épaisseurs de livres, et cela aura –légèrement du moins- atténué la violence de l’explosion. Vu la multitude d’éclats projetés en tous sens dans une pièce totalement dévastée, qu’un seul m’ait touché relève du miracle.»

[caption id="attachment_12564" align="aligncenter" width="600"]iStockphoto iStockphoto[/caption]

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Près de 100 000 Montréalais vivent dans un quartier où un bruit semblable à celui d’un sèche-cheveux se fait entendre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

[caption id="attachment_12514" align="aligncenter" width="579"]iStockphoto iStockphoto[/caption]

«Dans l’ensemble de l’île de Montréal, le bruit ambiant extérieur oscillait entre 50,5 et 68,8 décibels (dBA) avec une moyenne de 58,3. Concrètement, 50 dBA équivalent au bruit d’une discussion à voix à peine plus basse que la normale, tandis que 68,8 dBA s’apparentent au son d’un sèche-cheveux», écrivait Martin Lasalle dans le journal Forum de l’Université de Montréal, en faisant référence à une recherche effectuée par un groupe de chercheurs sous la direction d’Audrey Smargiassi, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Autre découverte: [……]

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