Une fenêtre s’ouvre sur le monde des fenêtres

Lorsque mon père avait rénové sa maison au début des années70, changer de fenêtre ne demandait pas un bac à l’université. Maisaujourd’hui, ça prend un DEC ou presque. Allez magasiner un nouveau modèle defenêtres demande de la préparation et de la patience.

C’est pourquoi l’Association provinciale des constructeursd’habitation du Québec(APCHQ) vient de publier un guide pour vous aider à vousretrouver sur le marché des fenêtres.

« Pour la fabrication des cadres de fenêtres, le bois,l’aluminium et le chlorure de polyvinyle, communément appelé PVC, sont lesmatériaux les plus souvent utilisés, écrit l’APCHQ dans le communiqué de presse.Plus dispendieux, l’aluminium est populaire en raison de sa facilité d’entretienet de son côté esthétique. La fibre de verre, un peu plus récente sur lemarché, est elle aussi plus coûteuse, mais comme l’aluminium, il s’agit d’unmatériau durable et stable. Quant au PVC, très en demande également, il estapprécié pour son coût relativement bas, mais surtout parce qu’il n’est pasconducteur de froid. À ces choix s’ajoute le bois, un matériau attrayant etrecherché en raison de son aspect chaleureux. Des unions entre ces diversproduits sont possibles et vous permettront de profiter des propriétés etavantages de chacun. »

Comme les matériaux, les mécanismes d’ouverture se sontmultipliés. L’APCHQ fait le tour :

« Fenêtres à auvent, coulissantes, à battants, àguillotine ou oscillo-battantes sont autant d’options disponibles sur lemarché. Outre vos goûts et le côté esthétique, plusieurs facteurs etconsidérations pratiques peuvent influencer votre choix quant au moded’ouverture de vos fenêtres. Le fabricant vous informera de leursparticularités (entretien et nettoyage, résistance à l’effraction, mécanismehors de la portée des enfants, etc.). Pour bien comparer ces options,informez-vous à propos des divers types de coupe-bise (à friction et àcompression) : il s’agit d’une bande de matière fixée le long de la rive d’unefenêtre qui empêche l’infiltration d’air et qui, par conséquent, améliorel’étanchéité. »

Après les matériaux et le mécanisme d’ouverture, l’APCHQs’attaque à la première composante de la fenêtre : la vitre.

« Quel que soit le type de fenêtres choisies, il fautaussi penser au verre qu’on y insérera pour les rendre performantes sur le planthermique. Il n’y a pas de gain majeur en efficacité énergétique lié au vitragecomme tel : un vitrage thermos conventionnel a une résistance thermiqued’environ R2.14 (facteur R : résistance thermique) alors que les vitrages lesplus performants peuvent atteindre R8 et s’avèrent beaucoup plus dispendieux.

« Un vitrage performant coûte normalement environ 15 %du coût total des fenêtres. Vos chances de réduire votre facture énergétique nedépendent pas du type de vitrage (énergétique vs conventionnel), mais plutôt del’étanchéité à l’air. En effet, une importante partie de votre budget peuts’envoler lorsque l’enveloppe du bâtiment n’est pas étanche. 

 « Il estpossible de connaître la réelle performance de vos fenêtres grâce aux étudesd’étanchéité réalisées selon la norme A440. Les fabricants participent à ceprogramme d’évaluation et sont en mesure de vous informer sur ces tests demesure. En général, une fenêtre est classée selon plusieurs cotes : de A1 à A3pour l’étanchéité à l’air, de B1 à B7 pour l’étanchéité à l’eau et de C1 à C5pour sa résistance aux surcharges causées par le vent. Plus ces cotes sontélevées, plus performantes sont vos fenêtres. » 

Pour terminer, l’APCHQ nous livre une panoplie deconseils :

« Avant l’installation, demandez à votre entrepreneurs’il se chargera de poser les boiseries, de faire l’isolation et la peinture.Ce sont des éléments qui doivent être spécifiés au contrat, sinon vous devrezprévoir un autre spécialiste pour effectuer ces travaux. Vous devez aussi tenircompte des déficiences relatives à la structure du bâtiment ou du parement :par exemple, les cornières d’acier qui supportent la brique sont-elles toujoursen bon état? Y a-t-il des fissures ou des ondulations au-dessus des fenêtresdans le parement de brique? Y a-t-il des infiltrations d’eau par les cadres desfenêtres, surtout dans la partie supérieure? Le changement de la fenêtre à luiseul ne corrigera pas ces problèmes. Le parement, les solins de maçonnerie oude stuc peuvent être en cause. Avant de changer vos fenêtres, discutez de cesproblèmes avec un professionnel en la matière ainsi que des réparations quis’imposent. 

« Les cadres d’aujourd’hui n’ont pas la largeur requisepour remplir la pleine épaisseur du mur. L’installateur se charge de poser lesoufflage, cette pièce qu’on ajoute pour combler l’espace entre la fenêtre etla face intérieure du mur de gypse. On recommande les soufflages en boisrecouvert de vinyle, lesquels nécessitent peu d’entretien et sont plus facilesà poser, contrairement à ceux en PVC, qui sont très difficiles à fixerpuisqu’il est plutôt ardu de visser dans le plastique. »

Pour plus d’infos : www.apchq.com

Aussi, consulter mon billet : « Choix defenêtre : ça se complique » au http://espace.canoe.ca/group/amenagementsinterieursexterieurs/blog/view/449602

(Photo: page-de-visite.com)

 

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