Résidences pour personnes âgées : le marché va mal

Il y a peu d’argent à faire dorénavant avec les résidencespour personnes âgées, écrivait Martin Provencher, investisseur en immobilier etconférencier, dans son dernier bouquin : L’immobilier en 2025.

Les plus récentes statistiques de la Société canadienned’hypothèque et de logement (SCHL) ont tendance à lui donner raison. Le dernierrapport de l’organisme sur les résidences pour personnes âgées révèle que letaux d’inoccupation est monté de 9,2 % en 2009 à 10,8 % en 2010au pays.

« Sur le marché des résidences pour personnes âgées,les taux d’inoccupation et les loyers sont plus élevés que sur le marchélocatif traditionnel », déclare Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL.« Les résidences pour personnes âgées offrent à leurs occupants un largeéventail de services et de commodités, ce qui contribue au fait que les loyersy sont plus chers que dans les ensembles locatifs traditionnels. Ces loyersrelativement chers et le taux de roulement plus important expliquent pourquoile taux d’inoccupation est plus élevé dans les résidences pour personnesâgées. »

Comme moi, vous avez sûrement entendu parler de ces fameusesmaisons intergénérationnelles appelées à remplacer les résidences pour personnesâgées. Les décideurs chargés de trouver des solutions au vieillissement de lapopulation en parlent de plus en plus. La construction en masse de résidencespour les baby boomers vieillissants, sans s’avérer un échec, montre des limitesinquiétantes. Est-ce une cause de l’augmentation du taux d’inoccupation?Peut-être.

Dans le communiqué de la SCHL, on lit : « Le tauxd’inoccupation national correspond à celui qui a été enregistré dans lacatégorie des places standards. Ces places peuvent être situées dans l’un oul’autre des types d’unité suivants :chambres individuelles, studios etappartements de une ou de deux chambres, qui peuvent être occupés par unepersonne seule ou un couple (une place par unité); chambres à deux lits(deux places par unité);

salles communes (au moins trois places par unité).

« Le taux d’inoccupation est calculé pour l’ensembledes places standards, peu importe si les occupants utilisent le service derepas ou des services médiaux. Sont incluses dans le calcul de ce tauxd’inoccupation seulement les places standards, c’est-à-dire les places louéespar un résident qui reçoit moins d’une heure et demi de soins par jour. »

Selon le rapport de la SCHL, le taux d’inoccupation était de8,4% au Québec, donc inférieur au taux national de 10,8%. À titre comparatif,le taux est de 6,2% en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick et de 18,1%  à Terre-Neuve-et-Labrador.

« Le loyer mensuel moyen des studios et des chambresindividuelles incluant au moins un repas par jour s’élevait à 1 857 $dans l’ensemble du pays, écrit la SCHL. Le plus bas (1 329 $) aété enregistré au Québec et le plus haut (2 585 $), en Ontario. »

(Photo 20minutes.fr)

 

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