Prix moyen des maison: méfions-nous!

Les mesures traditionnelles, tel que le prix moyen, permettent de moins en moins d’évaluer adéquatement la santé du marché de l’immobilier, souligne Benjamin Tal, économiste en chef adjoint des Marchés mondiaux CIBC inc. dans un communiqué.

Des chiffres : le prix moyen des maisons au Canada a augmenté de 8,6 % sur douze mois en mai, mais la progression n’est plus que de 5,6 % si on ne tient pas compte de Vancouver. En excluant Vancouver et Toronto, la hausse du prix moyen des maisons tombe à 3,7 %.

Vancouver (source Wikipedia)

Si comme certains vous pensez que les principaux responsables des hausses de prix à Vancouver sont les riches investisseurs dont les Asiatiques, l’analyse des données que M. Tal a obtenues de la société Landcor Data Corporation donne à penser que :

-à Vancouver seulement 10 % des quelque 4 500 transactions ayant mis en jeu des capitaux étrangers au cours des cinq dernières années ont dépassé la barre du million de dollars ;

-les investisseurs étrangers ont compté pour seulement 2,6 % de toutes les ventes pour la même période.

M. Tal estime cependant que ce pourcentage pourrait être sérieusement sous-estimé puisqu’il ne tiendrait pas compte des achats réalisés à l’étranger au nom d’enfants ou d’autres représentants se trouvant sur place.

M. Tal croit également que le pays se trouve dans une situation relativement positive lorsqu’on évalue les deux sous-segments du marché hypothécaire habituellement associés au plus grand nombre de défauts de paiements :

1-les titulaires d’un prêt hypothécaire dont le ratio de remboursement est de plus de 40 % ;

2-ceux qui détiennent une valeur nette de moins de 20 % dans leur propriété.

« En y regardant de plus près et en tenant compte des ménages qui ont à la fois une faible valeur nette et un ratio de remboursement élevé, nous constatons que ce fragile segment de marché ne compte que pour 4,6 % du total des prêts hypothécaires et que cette proportion a eu tendance à augmenter au cours des dernières années », précise M. Tal.

Bien qu’il soit probable que le prix des maisons fasse l’objet d’une correction à mesure que les taux d’intérêt augmenteront, ce processus devrait se faire graduellement à l’échelle nationale, car les deux principaux déclencheurs d’un effondrement ne sont pas présents ici, soit une hausse rapide et importante des taux d’intérêt ou un marché hypothécaire caractérisé par des prêts à risque élevé.

« Nous pourrions ainsi traverser encore une période au cours de laquelle l’immobilier offrira un rendement moins intéressant que d’autres catégories de placements, jusqu’à ce qu’une hausse des revenus et une évolution plus contrôlée des prix ramènent le marché à une situation d’équilibre. » conclut M. Tal.

Source CIBC : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/cw-20110707.pdf

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