Le REER et le CELI : chacun leurs objectifs

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Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) sont deux instruments d’épargne qui ont chacun leurs objectifs et leurs avantages. Lequel s’avère le plus avantageux en fonction de votre situation?

Quand favoriser le REER?

Le REER est souvent utilisé afin d’accumuler des économies à l’abri de l’impôt en vue de la retraite. L’imposition des rendements est reportée jusqu’à ce que les sommes soient retirées du régime, généralement à l’âge de la retraite. Il s’agit ainsi d’un excellent moyen de différer une partie de votre salaire afin de combler le manque à gagner à votre retraite. De plus, les cotisations peuvent être déduites du revenu imposable, ce qui peut entraîner un remboursement d’impôts.

Le REER est spécialement avantageux si le taux d’imposition du retrait est inférieur au taux de déduction du dépôt initial. C’est le cas de la majorité des gens, puisqu’il est fréquent que les revenus à la retraite soient moindres que lors de la vie active. De plus, le REER peut donner accès à d’autres programmes connexes, tel que le Régime d’accession à la propriété (RAP).

Quand favoriser le CELI?

Le CELI permet quant à lui d’investir jusqu’à 5 000 $ annuellement pour différents projets, cela sans imposition sur les revenus de placement générés. Lors d’un retrait au compte, le capital et les revenus ne sont pas assujettis à l’impôt. Cependant, les cotisations au CELI ne sont pas déductibles du revenu imposable.

Le CELI peut être avantageux pour une multitude de projets à court ou à moyen terme. Il s’agit également du compte idéal pour réserver des fonds en cas d’imprévus. À plus long terme, le CELI pourrait aussi profiter :

  • aux gens qui prévoient un taux d’imposition plus élevé lors du retrait que lors de la cotisation au REER;
  • aux gens ayant déjà maximisé leur REER et disposant de sommes non enregistrées à investir;
  • aux retraités de 71 ans ou plus ne pouvant plus cotiser au REER;
  • aux investisseurs qui réussissent à épargner certaines sommes malgré leurs faibles revenus, dont les étudiants (18 ans et plus) et les gens ayant droit au Supplément de revenu garanti (SRG).

Le REER et le CELI permettent tous deux d’investir dans une vaste gamme de produits financiers. Le tableau qui suit vous permettra de repérer rapidement les caractéristiques qui les distinguent.

REER CELI
Droits de cotisation[1] 2013 : 23 820 $

2012 : 22 970 $

2011 : 22 450 $

(jusqu’à concurrence de 18 % du revenu gagné)

2012 : 5 000 $

2011 : 5 000 $

(sans égard au revenu gagné)

Déduction de la cotisation Oui Non
Report des droits inutilisés Accumulation annuelle Accumulation annuelle
Création de nouveaux droits de cotisation si retrait Non Oui, à partir de l’année suivante
Imposition des revenus Non Non
Imposition des retraits Oui Non
Impact sur les programmes sociaux (PSV, SRG) Oui Non
Échéance du régime L’année du 71e anniversaire du cotisant Aucune
Possibilité de cotiser au compte du conjoint Oui Non (les fonds peuvent être transférés au conjoint pour qu’il contribue à son compte)
Possibilité de donner en garantie Non Oui
Retrait minimum obligatoire Oui (une fois le REER transformé en FERR) Non

*PSV : Pension de la Sécurité de la vieillesse, SRG : Supplément de revenu garanti.

** FERR : Fonds enregistré de revenu de retraite.

Toujours indécis?

N’hésitez pas à faire appel à votre conseiller. Il saura vous éclairer en fonction de votre situation et de vos projets.


[1] Pour le REER comme pour le CELI, certaines pénalités peuvent s’appliquer si vous dépassez la limite de cotisation admissible.

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