Hypothèque: une brique sur la tête

Depuis le 1er janvier, beaucoup d’emprunteurs hypothécaires font face à une nouvelle exigence de la part des institutions financières, imposée par le gouvernement canadien pour éviter, entre autres, une incapacité de payer des détenteurs d’une hypothèque si jamais les taux d’intérêt poursuivent leur ascension.

iStock
iStock

Récemment, on vous apprenait que les acheteurs capables de fournir une mise de fonds de 20% et plus dans l’obtention d’un contrat hypothécaire, donc non obligés de contracter une assurance, se voyaient obligés de se soumettre à une simulation de crise à partir du 1er janvier 2018.

C’était la conclusion tirée par les spécialistes de la section financière de La Presse qui avaient passé au crible la nouvelle ligne directrice du Bureau du surintendant des institutions financières du Canada (BSIF), intitulée Pratiques et procédures de souscription des prêts hypothécaires résidentiels.

Les experts de La Presse indiquaient également que d’autres changements étaient appelés à s’appliquer, telles les restrictions sur les prêts conjoints, soit «la mise en commun d’un prêt hypothécaire, qui visent à s’assurer que les institutions financières ne contournent pas les règles sur la limite de quantité d’argent qu’elles peuvent prêter.»

iStock
iStock

Dans un article percutant publié le 9 janvier, la spécialiste Stéphanie Grammond de La Presse se livrait à une critique virulente de la nouvelle ligne directrice.

Elle débutait par ces mots : «Les menottes! Voilà les étrennes qu’Ottawa a offertes aux propriétaires de maison pour lancer l’année 2018. Le 1er janvier, de nouvelles règles hypothécaires sont entrées en vigueur. Et les clients dont les finances sont plus serrées risquent d’être pris en otage par leur institution financière lorsqu’ils voudront renouveler leur prêt.»

Consciente que les taux d’intérêt devraient probablement augmenter le 17 janvier, elle explique : «Désormais, tous les acheteurs seront soumis à un test de sécurité, ce qui n’était pas encore obligatoire pour ceux qui avaient une mise de fonds supérieure à 20%. À partir de maintenant, ils doivent se qualifier avec un taux 200 points au-dessus du taux accordé par leur institution financière. Par exemple, si la banque leur prête à 3 % sur cinq ans, ils devront se qualifier avec un taux «théorique» de 5%.»

Elle énumère les conséquences néfastes de la nouvelle ligne directrice du BSIF dans certaines situations pour certains types de propriétaires: déménagement de l’hypothèque, hypothèque préautorisée, les travaux de rénovation, etc.

Aux yeux de Mme Grammond, cette nouvelle ligne fait le bonheur des banques et le malheur des propriétaires. Certains analystes financiers apportent leurs commentaires. À lire pour les propriétaires qui veulent en savoir davantage.

Photos: istock.com

 

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someonePrint this page

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *