Enquête sur le marché des résidences pour personnes âgées

 

La première vague des baby-boomers vient de franchir le cap de la soixantaine. Ils seront des milliers et des milliers et des milliers à le franchir dans les années à venir. Où logeront-ils quand, vaincus par la vieillesse, ils laisseront leurs dernières maisons derrière eux? Dans des résidences pour personnes âgées, voyons! Faudra donc construire beaucoup de résidences pour satisfaire à la demande.

Pour les investisseurs en immobilier, c’est un filon riche en revenu. Encore faut-il connaître l’évolution du marché, saisir le profil et les besoins du baby-boomer, déterminer la dimension des résidences et des logements ainsi que le taux du loyer.

Sans compter que, récemment, des voix ont laissé sous-entendre que certains immeubles locatifs destinés aux personnes âgées avaient de plus en plus de difficulté à faire leurs frais, incapables de trouver preneurs pour tous leurs logements.   

Fin juin, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) faisait connaître les résultats d’une enquête afin de mieux saisir l’état du marché. Il s’agit d’une enquête d’envergure réalisée dans toutes les provinces canadiennes.  

Écoutons Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL: « On s’attend à ce que la demande de logements pour personnes âgées augmente avec le vieillissement de la génération du baby-boom. En prévision de cet accroissement de la demande, le nombre de mises en chantier de logements pour aînés a dépassé la demande actuelle. Par conséquent, le taux d’inoccupation moyen, qui se chiffrait cette année à 9,2 %, est en général plus élevé sur le marché des résidences pour personnes âgées que sur celui des logements locatifs traditionnels. »

Ce qu’on lit entre les lignes: oui la demande en logements va s’accroître, on s’entend là-dessus, sauf qu’il y a eu affolement dans la construction d’immeubles. L’offre a dépassé la demande. Le marché s’était emballé.

Notez que le taux d’inoccupation national moyen touche presque tous les types de logement : chambres individuelles, studios et logements de une ou de deux chambres, qui peuvent être occupés par une personne seule ou un couple (une place par unité); chambres à deux lits (deux places par unité); salles communes (au moins trois places par unité). On parle ici de « places occupées par un résident qui reçoit moins d’une heure et demie de soins par jours », précise la SCHL.  

Au Québec, le taux d’inoccupation est de 7,9%, donc plus bas que le taux national de 9,2%.  Le taux le plus bas au pays est en Saskatchewan : 3,4%. Le plus élevé est à Terre-Neuve-et-Labrador avec 18,9%. L’Ontario en arrache avec un taux de 13,3%.  

La SCHL écrit : « Les loyers moyens sont plus élevés sur le marché des résidences pour personnes âgées que sur celui des logements locatifs traditionnels, à cause des services et des commodités qui y sont offerts. Le loyer mensuel moyen des studios et des chambres individuelles, repas inclus, était de 1 774 $. Le loyer moyen le plus élevé (2 519 $) a été enregistré en Ontario et le plus bas (1 271 $), au Québec. Les écarts observés au chapitre du loyer moyen s’expliquent notamment par la gamme des services et des commodités offerts dans les résidences, qui varie selon la province. »

Pour en savoir plus, on se dirige vers le site de la SCHL.

Et souvenez-vous : bien connaître le marché avant d’investir est d’une importance capitale!

 

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