Un bonbon? Non, un sachet de détergent!

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Santé Canada rappelle aux parents que, chaque année, des centaines d’enfants se pointent dans les salles d’urgences au Canada pour avoir consommé des produits chimiques dangereux. Parfois, ces empoisonnements accidentels conduisent directement à la mort.

Voici des faits rapportés par Santé Canada:

• L’Institut canadien d’information sur la santé estime que sept enfants âgés de 14 ans ou moins meurent chaque année au Canada par empoisonnement accidentel et que 1 700 autres sont hospitalisés pour des blessures graves.

• Chez les Canadiens de tous âges, l’empoisonnement accidentel vient au quatrième rang des principales causes de décès par blessure et d’invalidité totale permanente.

• Les médicaments et les produits chimiques ménagers, comme les javellisants, les sachets de détergent, les diluants pour peinture, l’ammoniaque et les produits de nettoyage abrasifs, sont au nombre des principales causes de blessures et de décès par empoisonnement chez les enfants âgés de moins de cinq ans.

Santé Canada enchaîne avec une série de conseils afin de protéger vos enfants contre l’empoisonnement accidentel:

•garder les produits chimiques, les médicaments, les cosmétiques, les produits d’entretien et les fournitures artistiques en sécurité sous clé dans une armoire ou une boîte verrouillée, hors de vue et de portée des enfants;

•veiller à ce que tous les contenants à l’épreuve des enfants fonctionnent bien;

•enseigner aux enfants que les symboles de danger sur les produits chimiques ménagers signifient « Danger! Ne pas toucher »;

•communiquer avec le centre antipoison de leur région ou le 911 immédiatement en cas d’empoisonnement présumé. Conservez les numéros des services d’urgence près de votre téléphone.

Par l’intermédiaire de la ministre de la Santé Rona Ambrose, Santé Canada explique dans le communiqué de presse que les enfants peuvent se laisser séduire par les emballages dont les couleurs vives font croire que le produit à l’intérieur est un bonbon. En d’autres termes, les enfants peuvent être victimes d’un mirage dangereux.

Le mot de la fin appartient au Dr Martin Laliberté, président de l’Association canadienne des centres antipoison:

« À l’échelle du Canada, les centres antipoison reçoivent chaque année environ 160 000 appels téléphoniques, dont près de la moitié proviennent de parents d’enfants âgés de moins de cinq ans. Il est essentiel que les parents et les gardiens prennent toutes les précautions possibles pour assurer la sécurité des enfants. »

Les communiqués de Santé Canada sont accessibles par Internet

Photo: iStockphoto LP

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