La vengeance des milléniaux

 

Dans le magazine L’Actualité édition novembre 2018, la chroniqueuse politique Chantal Hébert intitule sa chronique La vengeance des enfants du millénaire pour expliquer en partie l’issue de l’élection provinciale du 1er octobre dernier. Ce titre s’appliquera-t-il bientôt au marché immobilier?

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Les milléniaux n’ont pas voté pour la CAQ, mais ils ont tourné le dos au Parti Québécois et à son obsession identitaire au profit de Québec Solidaire, le seul parti ayant fait de l’accélération du réchauffement climatique son cheval de bataille. On connaît le résultat.

« L’élection du 1er octobre a donné un avant-goût de la façon dont l’arrivée de la génération Y dans le portrait politique est susceptible de changer la donne », écrit Mme Hébert. Les milléniaux changeront-ils la donne d’une façon aussi radicale dans l’immobilier? D’autant plus qu’ils sont désormais plus nombreux que les boomers. Ou le seront très bientôt.

L’accélération du réchauffement climatique est d’une importance cruciale pour les milléniaux. Comme l’indique Mme Hébert, le Parti vert fait des gains partout au Canada. Le vent est en train de tourner.

Via Capitale possède une longueur d’avance dans le marché immobilier. Ses courtiers répondent aux exigences des milléniaux, la plupart d’entre eux ayant suivi une formation en environnement auprès des experts de l’organisme Écohabitation. De plus, le blogue de Via Capitale renferme une section consacrée à l’environnement depuis presque trois ans.

Une nouvelle occasion s’offre au courtier pour mieux connaître les milléniaux. Le magazineLes Affaires plus édition automne 2018 leur consacre plusieurs pages. Le journaliste Simon Diotte écrit dans son article Immobilier, créativité et collectivité: « Les milléniaux sont des gens de communauté, non seulement sur les réseaux sociaux, mais aussi dans le vrai monde. L’un des plus importants critères lorsqu’ils partent en quête d’une propriété, c’est de vivre près de leurs amis. »

Malgré un marché difficile : hausse des prix des propriétés, hausse des taux d’intérêt, resserrement de l’accès au financement hypothécaire, les milléniaux achètent quand même. Et cela pour quatre raisons : ils voient l’immobilier comme un bon investissement, ils ont un emploi bien payé vu la pénurie de main-d’oeuvre causée par une économie qui roule à fond de train, ils profitent du plus grand transfert de richesse de l’histoire humaine (les parents boomers contribuent à la mise de fonds) et, contrairement aux générations précédentes, ils n’ont pas honte de partager ou de louer pour diminuer les dépenses. Ce n’est pas un signe de faiblesse pour eux, mais un signe d’intelligence. La cuisine communautaire, c’est génial! Ce qui explique la popularité des écoquartiers.

En marge de l’article de M. Diotte, vous trouverez un article qui décrit la perception des milléniaux face aux finances et aux banques, et un deuxième article portant sur la façon que les milléniaux gèrent leurs finances. S’y ajoutent des témoignages des milléniaux.

Bref, contrairement aux boomers, la plupart des milléniaux refusent de consommer pour le plaisir de consommer ou pour le prestige social. Changer d’auto pour le plaisir de changer d’auto, ou rénover pour le plaisir de rénover, ce n’est pas pour eux.

Photo : iStock.com

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