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Un propriétaire qui manque de tact

Un propriétaire d’immeuble locatif amordu la poussière en Ontario devant le Tribunal des droits de lapersonne. Parce qu’il a refusé de permettre à un locataire privéde ses deux jambes de changer de logement -pas une mais cinq fois-le propriétaire a versé 10 000$ en guise de réparation.

À chaque refus, le locataire PeterDixon et sa femme remarquaient qu’il y avait pourtant des logementsvides, mais le propriétaire répliquait qu’ils n’étaient pasconçus pour lui.

Selon le communiqué de presse :« Le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario a ordonnéau propriétaire des Dixon de leur louer le prochain logementdisponible au rez-de-chaussée, de rendre les entrées accessiblespour un fauteuil roulant et de leur payer la différence entre leurloyer actuel et celui qu’ils auraient payé si leur première demandede changement de logement avait été acceptée. Le Tribunal aégalement ordonné au propriétaire de leur verser desdommages-intérêts généraux de 10 000 $ à titre de compensationpour le traitement discriminatoire subi. Il a en outre ordonné aupropriétaire de former tout son personnel de gestion sur lespratiques antidiscriminatoires à l’égard des locataires. »

Le propriétaire a soulevé l’ire duTribunal en déclarant qu’il n’aurait pas loué à M. Dixon s’ilavait su que l’homme se déplaçait en fauteuil roulant. Il nevoyait pas pourquoi il aurait à réaménager son immeuble pourfaciliter la vie à l’homme handicapé. Le Tribunal s’est montréindigné de voir le propriétaire s’arroger le droit de dire aucouple Dixon comment vivre.

Obligé de demander de l’aide àchaque fois qu’il voulait sortir parce que l’ascenseur n’étaitpas fiable, M. Dixon rongeait son frein en attendant le jugement dutribunal.

Le Tribunal a déclaré par écrit :« Les personnes handicapées et les bénéficiaires del’assistance sociale tendent à être la cible de clichés nuisibleset de barrières sociales qui ont des conséquences sur leurdignité. »