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Les taux d’intérêt résistent

Le président de la Banque du Canada Stephen Poloz l’avait dit l’automne dernier. Les Canadiens devront s’habituer à vivre avec des taux d’intérêt bas. Cela fait six mois et les taux s’accrochent. Mais les pressions s’accumulent à l’horizon.

Aux États-Unis, le plein emploi est presque atteint et le taux d’inflation a frisé le niveau de 2% en janvier dernier. Tous ces indicateurs sont favorables à une montée des taux d’intérêt. C’est le cas d’ailleurs. Les taux augmentent chez nos voisins du sud. Timidement, mais ils augmentent.

Récemment, la présidente de la Banque centrale américaine, Jane Yellen, a déclaré lors d’un discours devant le Sénat américain que la Fed allait continuer de remonter ses taux d’intérêt face à la solide croissance économique et à la progression de l’inflation aux États-Unis.

Il y a un hic. Le hic, c’est que les taux d’intérêt canadiens finissent toujours, ou presque, par suivre les taux américains.

Pour le moment, ces derniers augmenteront par petites secousses, exerçant peu d’influence sur les taux canadiens. La Banque centrale américaine prévoit trois hausses d’ici décembre prochain, mais elle assure qu’elles seront légères.

C’est pourquoi beaucoup d’experts de ce côté-ci de la frontière ne croient pas que les taux d’intérêt canadiens augmenteront de façon sensible d’ici la fin de 2017. Chez RBC, on croit que la première hausse aura lieu en 2018. D’autant plus que l’économie canadienne, sans être mauvaise, n’a pas la même vigueur que l’économie américaine.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), elle, s’attend à une première hausse des taux dès cette année. Si c’était le cas, les jeunes ménages peuvent se rassurer. Nous serons encore loin de l’époque où les taux naviguaient autour de 20%. Les boomers en savent quelque chose.

Conclusion : les acheteurs d’une première maison doivent calculer maintes fois leur budget s’ils veulent tenir le coup quand ils mettront les pieds pour la première fois de leur vie dans l’univers de la dette hypothécaire. Leurs prédécesseurs, eux, doivent se montrer plus prudents.

Photo: istock.com

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