Soyez honnête envers vous-même

Devant l’achat d’une propriété, l’émotion prend souvent le dessus. Séduction immédiate, excès d’optimisme, urgence d’acheter. Danger! L’émotion embellit la réalité. Tôt ou tard, le propriétaire écopera. Pour contrôler l’émotion, il faut rester honnête envers soi tout le long du processus d’achat.
L’achat d’une propriété est une affaire d’émotion car le lien qui se forme entre l’acheteur et la propriété relève de la séduction. Il faut lui donner libre cours, bien sûr, mais à l’intérieur d’un cadre financier rigoureux et sans négliger qui nous sommes réellement. Sinon, gare à vous!
La meilleure façon de ne pas devenir le jouet de l’émotion, c’est d’avancer étape par étape en prenant le temps, à chacune d’entre elles, de s’arrêter un moment pour vérifier si nous faisons toujours preuve d’honnêteté envers nous-même.
Allons-y avec deux exemples.

L’émotion est sournoise. Elle nous pousse à dépasser notre budget. Quand on considère le coût d’acquisition d’une propriété qui tourne dans les six chiffres, on se dit que l’ajout de 20 000$ au budget prévu, c’est bien peu. C’est précisément à ce moment que vous devez vous montrer honnête envers vous-même. Votre budget vous permet-il, vraiment, d’ajouter 20 000$ à la somme initiale prévue? Il faudra refaire les calculs.
With House Model And Stack Of Coins On Desk
L’émotion est sournoise. Elle nous pousse à nous éloigner de notre style de vie. Reprenons l’exemple ci-dessus. Vous êtes prêt à vous serrer la ceinture pour obtenir la propriété convoitée en empruntant un 20 000$ supplémentaire chez un prêteur hypothécaire, ou ailleurs avec promesse de remboursement. Mais, sincèrement, vous vous sentez vraiment capable de passer vos vacances annuelles, ici au Québec, au lieu de voyager en Europe ou ailleurs comme vous le faites depuis longtemps car il s’agit de votre passion? Pensez-y! Vous vous priverez durant plusieurs années, et non pas une année ou deux. Bref, n’essayez pas de changer qui vous êtes. Vous devez respecter votre style de vie. Et la seule façon d’y parvenir, c’est de vous montrer honnête envers vous-même à chaque étape du processus d’achat.
Soyez honnête envers les besoins qu’engendre votre style de vie. C’est bien beau les sacrifices, mais le seuil de tolérance est différent d’une personne à l’autre. On n’écarte pas une passion qui nous pousse à apprécier la vie au profit de l’achat d’une propriété. Au besoin, optez pour une propriété plus petite.
Real estate concept
Écoutez les gens autour de vous. Vous décèlerez très vite ceux qui sont sur le point de céder à l’émotion. Exemples : « Moi, pourvu que j’aie un toit le plus vite possible », ou encore : « Mon conjoint était tombé en amour avec la maison. J’ai voulu lui faire plaisir », ou encore : « Locataire? Pu capable! Et je suis tanné de jeter l’argent par les fenêtres avec ces maudits loyers », ou encore : « On a juste une vie à vivre! » Les Québécois sont reconnus pour être les Canadiens qui cèdent le plus souvent à l’émotion. Cela a ses bons côtés, mais en ce qui concerne l’achat d’une propriété, c’est plutôt nuisible.
Rappelez-vous que l’achat d’une propriété représente le plus gros investissement financier de votre vie. La vie est imprévisible. Pour plusieurs, la propriété est devenue leur meilleure protection pour affronter les vieux jours.
Un conseil : permettez-vous une marge de manoeuvre budgétaire de trois à six mois pour faire face aux imprévus. C’est ce que conseillent la plupart des conseillers financiers.
Photos : iStock.com

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