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Une semaine en montagnes russes

La semaine dernière a donné le vertige. La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) venait de publier le bilan 2017 du marché immobilier résidentiel au Québec  -un bilan record-  lorsque la Banque du Canada annonçait, deux jours plus tard, une troisième hausse des taux d’intérêt en six mois.

Non seulement la FCIQ nous avait préparés à un bilan record un peu avant les fêtes, elle avait aussi prédit que ce record serait probablement battu en 2018. Pendant ce temps, les analystes financiers prévoient que les taux d’intérêt augmenteront plus d’une fois d’ici la fin de l’année.

Bref, 2018 nous réserve d’autres vertiges.  

Rappelons que la FCIQ a dévoilé une hausse de 6 % du total des ventes résidentielles en 2017 comparativement à 2016. Ce record des ventes a battu celui de 2007.

Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ, en remet : «Qui plus est, l’année 2017 s’est terminée sur une bonne note, avec 17 804 transactions conclues au quatrième trimestre sur le marché immobilier résidentiel québécois, soit 8 % de plus qu’à la même période en 2016. Il s’agissait du meilleur résultat pour un quatrième trimestre depuis 2009. »

Voici les faits saillants de 2017, rapportés intégralement :

  • La copropriété s’est démarquée avec une hausse de 15 % des ventes, tandis que l’unifamiliale et les plex ont présenté des gains plus modestes, de 3 % et de 4 % respectivement.
  • Parmi les régions métropolitaines, Montréal et Gatineau se sont distinguées par des augmentations des ventes de 8 % et de 6 % respectivement. La hausse a été de 2 % à Québec et à Trois-Rivières, tandis que l’activité a fléchi du côté des régions métropolitaines de Sherbrooke (-1 %) et de Saguenay (-4 %).
  • Dans les plus petits centres urbains, les agglomérations de Mont-Tremblant (+23 %), de Sept-Îles (+21 %), de Rouyn-Noranda(20 %) et de Sorel-Tracy (+19 %) sont celles qui ont enregistré les plus fortes croissances des ventes.

Prix médians

  • Après quatre années de hausses plutôt modestes, la progression des prix médians a été plus soutenue en 2017 à l’échelle provinciale. Ainsi, tant le prix médian des unifamiliales que celui des copropriétés et des plex a augmenté de 3 %, pour atteindre respectivement 242 500 $, 230 000 $ et 380 000 $.
  • Le prix médian des unifamiliales de l’agglomération de Mont-Tremblant a bondi de 14 % à 245 000 $. Les régions de Granby, de Joliette, de Montréal et de Sainte-Adèle ont toutes vu le prix médian de leurs unifamiliales progresser de 7 %, à 214 950 $, 204 000 $, 310 000 $ et 222 500 $ respectivement.
  • Pour la copropriété, l’agglomération de Mont-Tremblant trône encore ici au sommet du palmarès, avec une croissance de 9 % et un prix médian de 228 000 $. On note cependant un repli du prix médian des copropriétés dans les régions métropolitaines de Québec (-1 %) et de Sherbrooke (-7 %).
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Nombre de propriétés à vendre

  • De janvier à décembre 2017, on comptait en moyenne 71 016 inscriptions en vigueur sur le système Centris®, soit une baisse de 9 % par rapport à 2016. Il s’agit d’un deuxième recul consécutif.
  • Le nombre de propriétés à vendre a diminué dans toutes les régions du Québec, à l’exception de celles de Rimouski et de Baie-Comeau (+14 % chacune).

Côté délais de vente, «il fallait compter en moyenne 113 jours (-6 jours) pour vendre une unifamiliale, 124 jours (-11 jours) pour une copropriété et 102 jours (-6 jours) pour une petite propriété à revenus», ce qui est plus court que l’année précédente.

D’autres statistiques sont disponibles à Centris.

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