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Record et lueur d’espoir

Le contraste est frappant. Depuis janvier, les ventes résidentielles accumulent des records au Québec. À l’échelle du pays, les ventes remontent pour la première fois, mais on refuse de s’emballer.

Récemment, l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) annonçait une hausse de 4,1% de mai à juin. Les analystes de l’ACI croient que la simulation de crise pour les acheteurs relâche tranquillement son étreinte. Il y a donc lueur d’espoir.

Par contre, les ventes non désaisonnalisées ont baissé de 10,7 % par rapport à juin 2017.

Déclaration de Gregory Klump, économiste en chef:

« L’augmentation des ventes à l’échelle nationale en juin donne à penser que l’activité semble bien avoir atteint un tournant. Cela dit, le nombre de maisons qui changent de mains a encore beaucoup de chemin à faire pour revenir aux niveaux affichés au cours des dernières années. Dans l’avenir, les ventes et les gains sur le plan des prix seront probablement ralentis par les hausses de taux d’intérêt. »

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), elle, annonçait une augmentation de 6% des ventes résidentielles pour le deuxième trimestre de 2018, un record pour cette période.

Déclaration de Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché: « Ceci porte à seize le nombre de trimestres consécutifs de croissance d’activité sur le marché résidentiel québécois. C’est seulement la deuxième séquence du genre depuis que nous compilons les statistiques sur la revente. »

Voici les grandes lignes rapportées intégralement.

Ventes

  • Toutes les catégories de propriétés ont enregistré des hausses de ventes, mais la copropriété s’est nettement démarquée avec un bond de 14 % (6 354 transactions). Les maisons unifamiliales (18 426 transactions) et les plex de deux à cinq logements (2 123 transactions) ont, quant à eux, chacun connu une augmentation de 3 %.
  • Sur le plan géographique, toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) ont enregistré des hausses des ventes, celles deGatineau (+15 %) et de Trois-Rivières (+12 %) en tête. Suivent les régions de Saguenay, de Sherbrooke, de Québec et de Montréal, avec des augmentations respectives de 9 %, 8 %, 6 % et 4 %.
  • Plusieurs centres urbains de plus petite taille ont également connu un deuxième trimestre exceptionnel au chapitre des ventes, notamment les agglomérations de Sainte-Agathe (+47 %), de Mont-Tremblant (+39 %), deBaie-Comeau (+37 %), de Rivière-du-Loup (+35 %), de Granby (+26 %), deShawinigan (+25 %) et de Saint-Hyacinthe (+25 %).

Inscriptions en vigueur

  • La baisse tendancielle de l’offre s’est poursuivie pour un dixième trimestre consécutif. D’avril à juin, on a dénombré une moyenne de 67 019 propriétés à vendre au système Centris des courtiers immobiliers, soit 9 % de moins qu’à la même période en 2017.

Prix

  • Dans l’ensemble de la province, le prix médian des maisons unifamiliales a atteint 255 000 $ au deuxième trimestre de 2018, soit une hausse de 2 % sur un an. Il s’agit de la plus faible augmentation en six trimestres à ce chapitre.
  • Les plus fortes hausses de prix pour l’unifamiliale ont été enregistrées dans les agglomérations de Rouyn-Noranda (+16 %), de Sorel-Tracy (+7 %), de Val-d’Or +(7 %), de Granby (+6 %) et de Joliette (+6 %), ainsi que dans la RMR de Sherbrooke (+6 %).
  • Du côté des copropriétés, le prix médian a lui aussi progressé de 2 % à l’échelle du Québec, la moitié d’entre elles ayant été vendues à plus de 235 000 $.

Les propriétés ont trouvé preneur plus rapidement qu’il y a un an. Les unifamiliales se sont vendues en 105 jours en moyenne, soit en 8 jours de moins qu’à la même période un an plus tôt. Cliquez ici pour en savoir plus.

Photo : iStock.com

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