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Respirez-vous un air malsain?

Si vous avez le moindre doute sur la qualité de l’air que vous respirez à domicile, il est préférable de le faire analyser avant l’arrivée du printemps où vous ouvrirez vos fenêtres pour la première fois, ou presque, depuis le début de l’hiver.

S’il y a un problème de ventilation, les agents de contamination se sont accumulés à l’intérieur au fil de la saison. En faisant analyser l’air immédiatement, vous aurez une bonne idée d’où viennent les sources d’irritation.

Vous avez deux options.

Comme le rapporte CAA Maison, la première consiste à faire appel à un microbiologiste qui viendra prendre un échantillon de l’air à des fins d’analyse. Le travail du laboratoire consistera à trouver la source du problème et à indiquer les correctifs à apporter. Il vous restera donc, si besoin il y a, à communiquer avec une entreprise spécialisée en décontamination ou en assainissement pour effectuer le travail à votre domicile.

La deuxième option consiste à communiquer directement avec une entreprise spécialisée en décontamination ou en assainissement. Comme le laboratoire, elle fera une analyse de l’air et le montant de la facture sera moins élevé. Par contre, certaines entreprises auront peut-être tendance à orienter l’analyse afin de gonfler la facture.

Un gros plus pour vous : en faisant analyser la qualité de votre air intérieur, le microbiologiste sera en mesure de détecter la présence de radon, ce gaz mortel qui provoque différentes formes de cancer, notamment celui du poumon.

CAA Maison énumère sur son site les différents malaises que peut provoquer un air malsain : mal de tête, fatigue chronique, rhume et grippe à répétition, difficultés respiratoires, irritation de la peau, etc. et les causes possibles. On explique aussi la façon de procéder, le coût de la prise d’échantillons et de l’analyse, le délai avant d’obtenir les résultats.

Ecohabitation pour sa part fournit un annuaire renfermant les coordonnées d’une dizaine d’entreprises ou laboratoires à des fins d’analyse de l’air. De plus, les experts passent au peigne fin plusieurs gaz contaminants : monoxyde de carbone, composés organiques volatils, oxyde d’azote, radon. Ils indiquent les moyens de les détecter (avec photos des appareils) et un aperçu du coût de la facture.

Une section est réservée aux filtres les plus efficaces selon le système d’approvisionnement en air.

De son côté, Santé Canada fournit un tableau complet pour les limites du temps d’exposition à un agent contaminant. Ce qui suit n’est qu’un aperçu

Monoxyde de carbone

  • Limite d’exposition à long terme (24 heures) : 11,5 mg/m3 (10 ppm)
  • Limite d’exposition à court terme (1 heure) : 28,6 mg/m3 (25 ppm)

Formaldéhyde

  • Limite d’exposition à long terme (8 heures) : 50 µg/m3 (40 ppb)
  • Limite d’exposition à court terme (1 heure) : 123 µg/m3 (100 ppb)

Particules fines (PM2.5)

  • Gardez les niveaux intérieurs de PM2.5 aussi bas que possible
  • Utilisez un ventilateur de cuisinière (qui souffle l’air vers l’extérieur) pendant la cuisson et ne permet à la fumée de rester à l’intérieur

Naphthalène

  • Limite d’exposition à long terme (24 heures) : 10 µg/m3 (1.9 ppb)

Dioxyde d’azote

  • Limite d’exposition à long terme (24 heures) : 20 µg/m3 (11 ppb)
  • Limite d’exposition à court terme (1 heure) : 170 µg/m3 (90 ppb)

Ozone

  • Limite d’exposition à long terme (8 heures) : 40 µg/m3 (20 ppb)

Radon

  • Limite d’exposition 200 Bq/m3

 

Photo: istock.com

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