La Maison aux sept pignons

 

Elle est la maison la plus célèbre de toute la côte est américaine et compte parmi les plus connues aux Etats-Unis. Située à Salem, près de Boston, cette vieille demeure en bois est magnifique avec son architecture de style Colonial, vaguement gothique, sans oublier les sept pignons qui s’élancent vers le ciel. Mais dans l’imaginaire populaire, elle est aussi le prototype de la maison hantée! Entre ses murs se concentre tout le passé diabolique de la Nouvelle-Angleterre.
Faisons un saut dans le temps! En novembre 1620, le Mayflower quitte Londres et jette l’ancre sur la côte américaine après une halte à Cape Cod. À bord se trouve un noyau de puritains qui, fuyant la persécution en Angleterre, met sur pied la colonie de Plymouth, la ville la plus ancienne de la Nouvelle-Angleterre. Ces religieux sont parfois vus comme les pères fondateurs des futurs États-Unis d’Amérique.
Ces puritains s’éparpillent le long de la côte et répandent leurs valeurs religieuses dans les villes et les villages qui prennent naissance, dont Boston fondée vers 1630.

En 1692, les plus extrémistes de ces puritains sombrent dans l’hystérie et voient Satan partout. C’est le triste épisode des sorcières de Salem où 19 personnes qu’on dit possédées du diable seront pendues, des femmes pour la plupart, et des dizaines et dizaines d’autres seront emprisonnées. Un homme meurt écrasé sous des pierres et d’autres meurent en prison.  
En 1850 paraît le roman La lettre écarlate qui dénonce les excès de ces puritains. C’est l’histoire d’une femme qui, dans les années 1640 à Boston, se fait marquer au fer rouge. Elle est condamnée à afficher la lettre A gravée sur sa poitrine pour péché d’adultère. Le roman est signé Nathaniel Hawthorne.

En 1852, l’auteur passe à nouveau les puritains dans le tordeur en écrivant La Maison aux sept pignons. Ce conte gothique doté d’un soupçon de surnaturel raconte l’histoire d’une famille sur laquelle plane une malédiction ancestrale remontant aux persécutions de Salem. En fait, deux familles en sont affectées. Tout y passe : sorcellerie, hypocrisie religieuse, désir de vengeance, puits mystérieux, document secret, mort subite.      

Pourquoi Hawthorne s’acharnait-il tant sur les puritains? Parce que non seulement l’un de ses ancêtres figurait parmi les juges à l’époque des sorcières de Salem, mais il était vu comme le plus sanguinaire d’entre tous. En écrivant, Hawthorne se libérait du fardeau de la honte et exorcisait le mal qui rongeait sa famille.

Aujourd’hui, des milliers de touristes visitent chaque année cette vieille maison en bois, située le long d’une petite rue au coeur de Salem. Sombre, mystique, lugubre, un brin macabre avec ses clairs-obscurs et ses ombres envahissantes, la Maison aux sept pignons vous donne un léger frisson dans le dos.

Côté architecture, elle frappe l’imagination avec son étage en surplomb, ses fenêtres couvertes de treillis, ses angles grotesques et son immense cheminée se dressant parmi les sept pignons.

La maison figure parmi les premières constructions de la côte. Le noyau central date de 1668. Puis il s’est élargi au fil des années jusqu’à atteindre un total de dix-sept pièces. Quelques maisons semblables existent toujours, plusieurs se prêtant aux légendes noires. Mais celle de Salem n’a pas d’égal!

En écrivant son roman, Hawthorne avait précisé que la maison était fictive. C’est pourquoi plusieurs maisons antiques de Salem ont tenté de se faire passer pour la fameuse maison aux sept pignons. Or, celle qui est convertie en musée aujourd’hui appartenait à la cousine de l’écrivain. Et selon les historiens, le romancier fréquentait sa cousine. Lorsque le propriétaire de la maison lui raconta que la maison avait jadis sept pignons, le romancier aurait murmuré: « La Maison aux sept pignons, ça sonne plutôt bien! »

Pour la petite histoire, apprenez que George W. Bush descendrait directement des pèlerins puritains du Mayflower. Ce serait le cas aussi pour Brad Pitt et Marilyn Monroe. Mais c’est à vérifier!
Pour les amateurs de chiffres mystérieux, apprenez qu’il y avait sept juges à Salem! Et que le nombre de péchés capitaux est de sept! Coïncidence?

La santé de l’immobilier canadien dépend de l’immigration

Je viens de lire dans le Journal les Affaires un article très intéressant que je veux partager avec vous…

De plus en plus, la santé de l’immobilier canadien dépend de l’immigration, selon Études économique Scotia.

Ainsi, la part des immigrants propriétaires est aujourd’hui aussi importante que celle des Canadiens de souche, soit une part d’environ 72%.

Comment expliquer cette nouvelle tendance?

Par l’emploi. Le taux d’emploi pour les nouveaux immigrants en âge de travailler a en effet bondi de 3 points et demi de pourcentage entre 2001 et 2006, à 67%. C’est une progression plus rapide que le gain d’un point et demi de pourcentage enregistré pour les personnes nées au Canada, à 82,4%.

Les principaux bénéficiaires ont été les trois plus grandes villes canadiennes, à savoir Toronto, Montréal et Vancouver, qui ont accueilli 69% des immigrants arrivés entre 2001 et 2006, soit un million de personnes.

J’attends vos commentaires!…

Paiement de l’hypothèque : dialoguer avant de paniquer

 

Attendre que les problèmes financiers s’accumulent jusqu’au jour où le paiement de l’hypothèque sera compromis n’est pas une attitude responsable.

Au contraire, il faut s’ouvrir et échanger pour trouver des solutions.

La Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) recommande chaudement aux propriétaires-occupants qui vivent une situation financière précaire de rencontrer leur prêteur le plus vite possible afin d’élaborer une tactique de sauvetage. Et le plus tôt sera le mieux! 

Pour rendre la rencontre plus efficace, la SCHL prescrit aux propriétaires-occupants de dresser un bilan financier le plus exact possible avant de rencontrer le prêteur.

Dernier conseil : informez-vous de toutes les options disponibles sur le marché avant de vous enfoncer dans un gouffre financier dont vous risquez de ne pas voir la fin.

La SCHL rappelle que les prêteurs disposent de toute une panoplie d’options favorables aux emprunteurs : prolonger la période de remboursement pour diminuer les paiements mensuels, modifier les modalités du prêt, amortir les paiements arriérés sur une longue période, etc.  

Pourquoi se compliquer la vie davantage? Pourquoi vivre dans l’anxiété du matin au soir? Pourquoi continuer à ne pas dormir la nuit? Pensez à votre famille d’abord!

Et bien souvent, quand on s’ouvre, les solutions surgissent. Deux têtes et plus valent mieux qu’une seule.

Vous en apprendrez davantage en consultant le site Web de la SCHL à  www.schl.ca (taper les mots clés de recherche « difficulté paiements hypothécaires ») ou en composant le 1-800-668-2642.

Le pire de la récession serait derrière nous

Analystes et économistes ont bombardé les médias de statistiques positives ces dernières semaines pour annoncer que le creux de la récession aurait été atteint. La raison est simple : on ne peut pas descendre plus bas! Ou bien on stagne quelques mois et l’économie remonte au courant de l’automne, au plus tard au début 2010, ou bien l’économie se remet graduellement en marche d’ici l’an prochain.

Exemple : CIBC signale que la quantité d’argent disponible, donc à dépenser, a doublé entre les mains des Canadiens au cours des quatre dernières années, comparativement aux Américains qui, eux, en ont de moins en moins. Et la tendance se poursuivra après la récession. Pourquoi? Parce que le salaire réel a augmenté de 10% au Canada, soit plus du double que la hausse aux Etats-Unis. Et il s’est créé plus d’emplois de ce côté-ci de la frontière. Des emplois de qualité, solides, durables.       

Bien entendu,  la récession a fait fondre l’argent disponible entre les mains des Canadiens, une baisse de 2%, semble-t-il, de janvier à mars derniers. Mais la lame de fond joue en faveur des Canadiens.    

Dans un autre rapport consacré aux perspectives mondiales pour les dix prochaines années, CIBC prévoit un dollar canadien plus élevé que le dollar américain (surévalué d’ailleurs) et un retour de l’inflation chez nos voisins du sud qui pourrait atteindre un taux de 5%. Cette inflation pousserait le prix des maisons à la hausse, permettant à ceux dont la valeur de l’hypothèque est près de dépasser le prix de leur maison de respirer un peu. Au Canada, on prévoit un ralentissement marqué des mises en chantier. De 200 000 en moyenne par année, on passera à 170 000.  

Du côté de Desjardins, on annonce que le pire de la tempête est bien passé. Si le creux n’est pas atteint, il le sera cet automne, pas plus tard. Les économistes du mouvement coopératif prévoient une croissance économique de 1,7% au Canada en 2010. Convaincus qu’une reprise mondiale ne peut se faire sans les Américains, ils annoncent que ces derniers se dirigent lentement vers une remontée à l’automne.           

La Scotia Bank est catégorique : l’économie mondiale est sur le point d’entrer dans une nouvelle phase de croissance qui pourrait atteindre un taux de 2,6% en 2010.    

D’autre part, selon une étude récente de BMO Banque de Montréal, le taux de chômage au pays devrait atteindre 9% en 2010 tandis que l’économie devrait connaître une croissance frisant le 2 %. Au Québec, même si la hausse actuelle du chômage affecte le secteur du logement, celui-ci s’en tire mieux qu’ailleurs au pays, les prix demeurant relativement stables.    

Et puis, l’influent Conference Board du Canada annonce une reprise de la croissance partout en Amérique du Nord dès le mois prochain. Mais la remontée sera lente, très lente!  

Enfin, un article paru récemment dans La Presse indiquait qu’on évitera une baisse de prix côté immobilier dans la région de Montréal, qui sont en moyenne de 238 000$ pour une unifamiliale, 192 000$ pour un condo et 350 000$ pour un deux à cinq logements. Nos prix tiennent le coup alors qu’ils baissent ailleurs au Canada. Le volume de transactions a connu une hausse de 2% en mai comparativement à mai 2008, estime l’étude de Desjardins. Cela veut dire que la demande est toujours là.      

Que de chiffres! Par contre, le facteur le plus encourageant provient d’un sondage de la maison Harris/Decima. Sa conclusion: la confiance des Canadiens face à l’économie n’a jamais été aussi élevée depuis 15 mois! Le pessimisme s’effondre! Un Canadien sur deux croit maintenant qu’une longue croissance économique attend le Canada. Et les Canadiens, dans l’ensemble, ne trouvent pas leur situation financière personnelle si déplorable. Le plus significatif: la moitié d’entre eux estiment que le moment est bon pour un achat important. 

 

  

Son chez soi d’abord, la récession ensuite!

Les crises économiques ont beau foutre le bordel dans nos budgets, elles ne viendront jamais à bout d’une des plus grandes passions de l’être humain : avoir sa maison à lui. Il fera mille et un petits détours pour se procurer son propre toit! Pas seulement à cause de la sécurité financière que cela apporte, mais par pur plaisir! Celui de se sentir chez soi.    

Même la récession actuelle, profonde et spectaculaire, n’a pas brisé ce rêve vieux comme le monde. Dans le cadre d’un sondage de Genworth Financial Canada menée auprès d’éventuels nouveaux acheteurs, 84% d’entre eux affirment que posséder sa maison n’obéit pas seulement à un impératif budgétaire. L’émotion de devenir propriétaire compte aussi pour beaucoup.  

De plus, 85% des gens interrogés déclarent vouloir préférer être propriétaire que locataire même si l’achat d’une maison entraîne un surplus d’efforts.  

Finalement, 88% d’entre eux associent la sécurité financière au statut de propriétaire. On voit que la maison, malgré les nouvelles traumatisantes rapportées par les médias touchant l’immobilier dans la dernière année, symbolise toujours la solidité financière.  

Le sondage s’est effectué à l’échelle nationale avec la participation de 2 521 Canadiens entre le 24 avril et le 4 mai. Pour obtenir les résultats par région, on consulte  www.genworth.ca.

Le plus beau de l’histoire, c’est que ce rêve de devenir propriétaire n’aurait jamais été aussi accessible. Selon HouseMaster, le premier franchiseur dans le domaine de l’inspection en bâtiment en Amérique du Nord, l’occasion d’acheter une première maison n’a jamais été aussi belle dans toute l’histoire contemporaine. L’entreprise rappelle qu’entre 1979 et 2009, le taux hypothécaire (hypothèque de 30 ans) est passé de 10% à 5% et  le pourcentage de saisies d’hypothèque de 0,25% à 13,7%.

À titre d’information, durant la même période, le prix moyen des maisons serait passé de 65,867$ à 252 400$ et le pourcentage de maisons inspectées avant achat de 2 à 77%.

Pour en savoir plus, www.housemaster.com

Articles conseils sur le financement d'une maison, la décoration et les rénovations