L’immobilier reste un bon investissement

Selon un rapport publié par Professionnels hypothécaires du Canada (PHC), malgré les obstacles qui se dressent face aux acheteurs, ceux-ci croient toujours, dans une large proportion, que l’immobilier reste un bon secteur d’investissement.

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Par contre, la hausse des taux d’intérêt et les politiques gouvernementales destinées à réduire l’accès au financement hypothécaire ont jeté une douche froide sur les acheteurs qui, dorénavant, se montrent frileux.

Paul Taylor, président-directeur général de PHC, précise:

« Nous constatons toujours un fort désir d’acheter une maison, surtout chez les jeunes de 25 à 34 ans. Quant à savoir s’ils pourront faire cet achat, c’est peut-être une tout autre question. »

Selon le Rapport sur le marché de l’habitation et du crédit hypothécaire au Canada de PHC, certains premiers acheteurs peuvent compter sur l’aide financière de leurs parents, surtout parmi les mieux nantis, ce qui n’est pas le cas pour la grande majorité des acheteurs issus de la classe moyenne.

PHC croit que les politiques de resserrement du financement hypothécaire risquent de créer une génération de locataires, favorisant ainsi une inégalité des richesses.

M. Taylor : « Nous appuyons un test de résistance, bien qu’à un taux réduit simulant une hausse de 0,75 %, car il s’agit d’un outil utile pour vérifier la capacité d’un emprunteur d’effectuer des paiements futurs. Cependant, l’effet cumulatif de la hausse des taux, d’un test de résistance de 2 % ou plus, des règles du gouvernement provincial en Ontario et en Colombie-Britannique et de nouvelles restrictions sur les prêts ont une incidence négative sur l’activité du logement non seulement à Toronto et à Vancouver, mais partout au pays. »

PHC craint un engrenage: baisse du prix des maisons, réduction de leur valeur nette, confiance des consommateurs ébranlée, baisse des dépenses, ralentissement de la croissance économique, diminution de la création d’emplois.

Will Dunning, économiste en chef de PHC : « Bien que nous nous attendions normalement à ce que la chute des prix engendre une augmentation de la demande, dans le marché de l’habitation, nous avons constaté par le passé que cela peut en fait la réduire. Des baisses de prix importantes remettent en question la fiabilité du marché dans son ensemble, ce qui fait craindre aux acheteurs éventuels que les valeurs ne diminuent davantage. »

Professionnels hypothécaires du Canada est l’association nationale de l’industrie du crédit hypothécaire, représentant 11 500 personnes et 1 000 entreprises, dont des agences hypothécaires, des prêteurs, des assureurs et des fournisseurs. La filière du courtage hypothécaire traite plus de 35 % des prêts hypothécaires au Canada dont près de 55 % des prêts aux primo-accédants, ce qui représente environ 80 milliards de dollars en activité économique annuelle.

Photo : iStock.com

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