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Élections : la FCIQ interpelle les partis

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) et ses 13 000 courtiers demandent aux quatre principaux partis politiques de se prononcer sur les enjeux qui continuent de secouer le marché immobilier résidentiel.

Estimant que le public n’est pas suffisamment protégé, la FCIQ a formulé des demandes en ce sens aux chefs de parti. Les voici telles qu’énoncées par l’organisme.

1. Encadrement des entreprises d’assistance aux vendeurs

Certaines entreprises offrent aux consommateurs des services-conseils en revente immobilière similaires à ceux des courtiers immobiliers, sans toutefois être encadrées par laLoi sur le courtage immobilier (LCI). La FCIQ respecte le libre choix des consommateurs de vendre, d’acheter ou de louer par eux-mêmes. Toutefois, il est primordial que l’Office de la protection du consommateur encadre et réglemente ces entreprises afin que les Québécois et Québécoises qui utilisent leurs services soient bien conscients de l’absence de protection.

2. Interdiction de cultiver du cannabis à domicile

Les courtiers immobiliers du Québec constatent, depuis plusieurs années, les multiples problèmes engendrés par la culture résidentielle. Afin d’éviter les multiples problèmes, notamment, la prolifération de moisissures qui peut avoir des conséquences majeures sur la santé humaine et la valeur de revente des bâtiments, la FCIQ demande aux partis politiques de maintenir la ligne dure quant à l’interdiction de cultiver du cannabis à domicile.

3. Adoption d’une réforme de la copropriété

De façon à protéger adéquatement les acheteurs, les droits, les pouvoirs et les obligations des syndicats de copropriétaires doivent être bien encadrés. La FCIQ juge essentiel que le prochain gouvernement s’engage à réintroduire les dispositions du projet de loi 401 pour assurer, entre autres, une meilleure gestion des fonds de prévoyance.

4. Encadrement des inspecteurs en bâtiment

Dans leur pratique quotidienne, les courtiers immobiliers remarquent un manque d’uniformité dans le processus d’inspection et l’absence d’encadrement professionnel nuit à la saine protection des consommateurs, qu’il s’agisse des acheteurs ou des vendeurs. La Fédération juge qu’une meilleure réglementation entourant l’inspection en bâtiment est requise pour assurer la qualité de la formation et l’uniformisation des compétences des inspecteurs en bâtiment.

5. Mise en œuvre et maintien de programmes gouvernementaux 

Nombreux sont les propriétaires pris en otage par des envahisseurs comme le myriophylle à épi, la mérule pleureuse ou encore des problèmes de construction majeurs tels que la pyrrhotite. La FCIQ demande au prochain gouvernement de mettre en place de nouveaux programmes gouvernementaux et de maintenir des programmes existants pour aider financièrement les propriétaires de bâtiments résidentiels aux prises avec ces occupants indésirables.

Le taux de propriétaires au Québec (61 %) étant plus bas que la moyenne canadienne (68 %), la FCIQ exprime à nouveau ses idées afin de combler l’écart. Les voici intégrales.

6. Abolition des droits de mutation pour les premiers acheteurs

Depuis plusieurs années, de concert avec l’APCHQ, la FCIQ demande au gouvernement de mettre en place un programme de remboursement des droits de mutation pour les premiers acheteurs.

7. Maintien des crédits à la rénovation

Qu’il s’agisse du Crédit d’impôt pour la mise aux normes d’installations d’assainissement des eaux usées résidentielles ou du Crédit d’impôt RénoVert, la FCIQ est d’avis que le gouvernement doit reconduire ces programmes afin d’aider les propriétaires à réaliser des travaux dans leur résidence principale ou leur chalet.

Tout comme l’APCHQ, la FCIQ verrait d’un bon oeil la création d’un ministère consacré à l’habitation.

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