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Dynamique mais vulnérable le marché

Pour un sixième trimestre consécutif,  le marché immobilier canadien se montre vulnérable en raison d’une surévaluation et d’une accélération des prix qui menacent toujours. Le marché a beau voguer de record en record, il reste fragile, victime de son succès.

C’est la conclusion du dernier rapport Évaluation du marché de l’habitation (EMH) rédigé par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). L’organisme fédéral décrit ce rapport comme un  « système d’avertissement anticipé » à l’intention des acteurs du marché immobilier au pays.

Rien à craindre du côté de la construction. Aucun signe ne permet de conclure à une production excessive, hormis quelques poches au pays, toutes situées hors du Québec. Si les signes de surévaluation et d’accélération des prix se font également peu sentir au Québec, reste qu’un déséquilibre majeur se produisant ailleurs au pays aurait des répercussions importantes sur le marché québécois.

Déclaration de Dana Senagama, chef analyste, Analyse de marché à la SCHL pour la région de Toronto: « Même si leur hausse a décéléré, les prix des habitations demeurent élevés par rapport aux facteurs économiques sous-jacents, comme la croissance du revenu et de la population. Par conséquent, nous continuons de déceler des signes élevés de surévaluation. »

Les experts surveillent de près quatre facteurs susceptibles d’ébranler le marché à la grandeur du pays. Les voici tels que décrits par la SCHL.

  1. Surchauffe de la demande sur le marché de l’habitation – ventes nettement supérieures aux nouvelles inscriptions.
  2. Accélération des prix des logements – possible reflet, en partie, d’une activité spéculative.
  3. Surévaluation du niveau des prix des logements – niveau qui n’est pas pleinement soutenu par les facteurs fondamentaux, par exemple le revenu, les taux hypothécaires et la population.
  4. Construction excessive sur le marché de l’habitation – taux d’inoccupation des logements locatifs ou stocks de logements nouvellement construits et invendus se situant à des niveaux élevés.

Photo: istock.com

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