Des acheteurs nullement intimidés

Malgré les nouvelles règles des derniers mois resserrant l’accès à l’obtention d’une hypothèque, et malgré la hausse des taux d’intérêts actuelle et à venir, rien ne semble vouloir freiner la volonté des Canadiens d’acquérir de nouvelles maisons dans les deux prochaines années.

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Selon un sondage annuel de RBC, un Canadien sur trois se dit très susceptible ou plutôt susceptible d’acheter une maison, une hausse de sept points de pourcentage comparativement à l’an dernier. Les milléniaux (18 à 35 ans) sont les plus affamés avec un pourcentage de 50 % des intentions d’achat.

C’est le niveau le plus élevé en termes d’intentions d’achat depuis 2010. À quoi attribuer une volonté aussi forte dans un contexte immobilier un peu plus difficile? À la performance de l’économie canadienne et du secteur de l’emploi. En d’autres termes, les Canadiens ont pleinement confiance en l’avenir.

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Autres faits saillants de l’enquête annuelle de RBC, rapportés intégralement.

  • Quatre Canadiens sur dix (39 %) connaissent la récente la ligne directrice portant sur une simulation de crise publiée par le Bureau du surintendant des institutions financières Canada (BSIF) pour les hypothèques non assurées, et plus de la moitié (55 %) affirment que cette ligne directrice a une incidence sur leurs décisions d’achat. Par exemple, ils prévoient faire une mise de fonds plus élevée (25 %), retarder l’achat (19 %) ou acheter une maison moins dispendieuse — parce qu’elle est plus petite ou moins bien située (18 % respectivement).
  • Alors que les intentions d’achat continuent de grimper au Canada, un peu plus du tiers des Canadiens (35 %) mentionnent qu’ils ont reçu ou recevront de l’aide financière de leur famille pour la mise de fonds, tandis qu’un nombre presque équivalent de répondants (36 %) prévoient assumer eux-mêmes la mise de fonds en établissant un compte d’épargne à cet effet.
  • Les deux principaux défis des acheteurs de maison consistent à choisir la bonne propriété (32 %) et à déterminer le montant qu’ils peuvent se permettre de payer (21%).
  • Le parcours de l’accession à la propriété commence en ligne, et les propriétaires ont révélé y avoir passé en moyenne cinq semaines à faire des recherches.
  • En fait, chez les milléniaux, près d’une personne sur dix affirme qu’elle achèterait une maison sans l’avoir vue en personne.
  • En général, les Canadiens accordent de l’importance aux « visites » virtuelles : près de la moitié des répondants (49 %) ont regardé en ligne des photos ou des vidéos de maisons à vendre.
  • Enfin, pour déterminer les coûts et l’accessibilité, 39 % des propriétaires ont tenu compte de l’évaluation des maisons avoisinantes et 36 % se sont servi de calculatrices de l’accessibilité.
  • Par rapport à 2017, un plus grand nombre de milléniaux (18 à 34 ans) estiment que l’achat d’une maison est un bon investissement ; en fait, 84 % d’entre eux ont répondu qu’il s’agit d’un très bon ou d’un bon investissement (comparativement à 79 % en 2017).
  • Les milléniaux ressentent aussi moins d’anxiété concernant l’emploi (36 % comparativement à 47 % en 2017) et moins d’incertitude relativement à l’économie (19 % comparativement à 28 % en 2017). De plus, ce groupe d’âge affiche maintenant une plus grande probabilité (11 %) d’acheter une maison au cours des deux prochaines années.
  • Plus de la moitié des Canadiens (61 %) se disent très préoccupés ou plutôt préoccupés par la hausse des taux d’intérêt, soit presque 10 % de plus que l’an dernier. Plus du tiers d’entre eux (35 %) songent à acheter une maison plus tôt pour profiter des faibles taux d’intérêt actuels, alors qu’un autre tiers (32 %) songent également à le faire en prévision d’une hausse potentielle des taux d’intérêt.

Photo: istock.com

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