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Asphalte et gazon : à proscrire

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Les vacances débutent au Québec. Pour plusieurs, cela signifie s’adonner à des travaux à l’extérieur. Vous êtes fin prêt à amorcer le virage écologique? Commencez tout de suite. Réduisez la surface gazonnée et bannissez l’asphalte si vous pensez à refaire l’entrée du garage et les allées.

L’asphalte est si imperméable qu’elle oblige les eaux de pluie à s’écouler dans le puisard et à prendre la direction des égouts de la municipalité. Durant les périodes de fortes pluies que nous réserve l’accélération du réchauffement climatique, les systèmes municipaux seront surchargés, ce qui provoquera des inondations catastrophiques. Peut-être même des glissements et des effondrements de terrains.
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De plus, les eaux de pluie sont destinées à la nappe phréatique (ou eaux souterraines). Les envoyer vers le puisard perturbe le cycle de la nature, ce qui n’est pas sans conséquence. Sans compter que les eaux de pluie s’écoulant dans un puisard entraînent dans leur passage détritus, contaminants, résidus d’huile, pesticides, ce qui pollue les cours d’eau naturels.
Des pressions s’exercent depuis longtemps à la Ville de Montréal pour arracher de grandes surfaces d’asphalte dans les espaces publics. Non seulement pour favoriser l’écoulement des eaux de ruissellement, mais aussi pour diminuer les îlots de chaleur et limiter les possibilités de catastrophes naturelles.
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Le béton uni classique présente le même danger que l’asphalte. Vaut mieux s’en priver, même pour le sol d’un patio ou d’une terrasse.

La solution?

Opter pour un revêtement qui laisse les eaux de pluie s’infiltrer dans la terre. Partout : entrée de garage, allée, sol de patio et de terrasse. Ce n’est pas le choix qui manque: pierres, gravier, carreaux en terre cuite, etc. 

Quant à la belle pelouse, il faut se rappeler que ce n’est pas naturel.

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L’esthétique est le seul avantage comparativement aux dégâts causés à la nature. Un couvert végétal plus étendu : plantes, massifs floraux, arbres et arbustes, présentera le même avantage esthétique tout en exigeant moins d’eau et moins de traitements chimiques. D’autant plus qu’un arbre, par son jeu d’ombre, réduit les besoins du sol en eau.    

Un exemple à suivre est celui des patios et des terrasses. Le plus souvent, la pelouse cède la place aux pierres et aux plantes vivaces.
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