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Acquérir la patience du bricoleur

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Une fois à la retraite, beaucoup d’hommes et de femmes, se décrivant eux-mêmes comme dénués de tout talent en travaux manuels, veulent tenter l’expérience. Ce qui leur manque souvent, c’est la patience du bricoleur. Voici les clés pour y accéder.

Les travaux manuels sont thérapeutiques. Beaucoup ont surmonté une maladie, vaincu une longue déprime, mieux géré un conflit familial ou même échappé aux drogues fortes en s’adonnant à une forme de bricolage: ébénisterie, travaux de réparation, rénovations majeures.

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Vous vous êtes fait dire quand vous étiez jeunes que vous aviez les mains plein de pouces? Possible. Mais c’était il y a longtemps. Pourquoi ne pas tenter l’expérience à nouveau? D’autant plus que le bricolage est excellent pour déconnecter d’un travail intellectuel intense et continu, souvent mené toute une vie durant.   

Un auteur de chansons a dit : «Avant de vous asseoir pour écrire, liquidez toutes les tâches qui vous attendent pour éviter de vous interrompre trop souvent. Libérez le temps devant vous, isolez-vous et lancez-vous!»

Ce conseil s’applique aussi à l’apprenti-bricoleur qui cherche à vaincre l’impatience. S’arrêter continuellement pour s’acquitter d’une tâche risque de le décourager. D’autant plus que, comparativement au bricoleur d’expérience, le même travail exigera davantage de temps à l’apprenti.

Souvenez-vous que vous êtes à la retraite. Vous avez du temps devant vous. Prévenez votre entourage que vous vous déconnectez et lancez-vous. 

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Ne faites pas l’erreur de commencer par des travaux complexes ou de longue durée qui épuiseront votre patience et briseront votre confiance dès le début. Allez-y mollo! Les projets mineurs abondent : une petite table bien élémentaire, une étagère, un coffre de rangement, l’aménagement de l’espace sous l’escalier, des tablettes couvrant un mur entier dans la chambre des enfants pour accueillir les jouets, une patère avec son défilé de crochets dans le vestibule ou au sous-sol.

Évitez les travaux que les visiteurs se sentiront obligés de commenter car ils tomberont dessus dès leur entrée. C’est un stress inutile pour vous. Le sous-sol et les chambres à coucher sont les meilleurs endroits pour se faire la main sans avoir à subir le jugement d’autrui.

À l’étape des travaux plus importants, on évite de s’exercer sur des surfaces trop grandes. Pour patiner un meuble, on débute par un classeur en bois dissimulé derrière une porte au lieu de viser la grande table dans la salle à manger. Le carrelage du dosseret dans la cuisine ou dans la salle de bain sera un test avant de s’attaquer à un mur tout entier.

«Si j’ai six heures pour abattre un arbre, je consacrerai les quatre premières à aiguiser ma hache», a dit Abraham Lincoln. En matière de bricolage et de rénovation, le mot de l’ancien président américain se traduit par le conseil suivant : avant d’entreprendre un projet, assurez-vous d’avoir les outils appropriés si vous voulez acquérir la patience du bricoleur. Sinon, vous ne vous rendrez jamais jusqu’au bout. Rappelez-vous que les outils peuvent se louer. 

Évitez le piège de plaire à tout prix. Bricolez pour vous-même, pour votre propre plaisir. Ne le faites pas pour votre famille ou vos amis. Du moins au début. 

Regardez les professionnels travailler, visionnez youTube, parcourez la section rénovation du blogue de Via Capitale, consultez les logiciels spécialisés, et les guides écrits et illustrés à la bibliothèque du coin. Les informations fusent de partout. Il y a même des cours qui se donnent.

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Mais votre meilleur ami, ce sera le conseiller du centre de rénovation du quartier. Lorsque vous aurez trouvé celui avec lequel le courant passe le mieux, mettez votre orgueil de côté et avouez-lui que vous êtes un pur apprenti et que vous voulez apprendre. Il vous aidera à acquérir la patience du bricoleur. 

Photos : iStock.com

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