Marché de la construction : tout se déroule comme prévu!

                                                

 

Le nombre de mises en chantier au Canada reprend son rythme de croisière et va s’accélérer d’ici le mois de décembre et durant toute l’année 2010.

Telle est la conclusion du plus récent rapport intitulé Perspectives du marché de l’habitation, Canada publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

La Société prévoit que le volume de mises en chantier va effleurer le nombre de 142 000 à la fin de 2009 pour ensuite grimper à 150 300 en 2010. Ces prévisions se révèlent identiques au rapport précédent. Donc, tout se déroule comme prévu!  

« L’incertitude économique et la baisse des niveaux d’emploi ont modéré la construction résidentielle au premier semestre cette année », déclare Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL. « Nous nous attendons à ce que les marchés de l’habitation se raffermissent partout au Canada au deuxième semestre de 2009 et en 2010. »

Selon la SCHL, les logements neufs et existants trouvent preneurs ce qui devrait pousser les entrepreneurs à reprendre leur rythme normal de construction.

L’engouement que connaît le marché de la revente est un autre facteur à considérer. Selon le Service inter-agences qui enregistre le volume de propriétés passant d’une main à l’autre, quelque 420 700 maisons changeront de propriétaires pour l’année 2009. Le volume devrait rester le même en 2010. Autrement dit, la roue s’est remise à tourner sur le marché de l’immobilier. 

Donnée importante : le prix moyen d’une maison sera de 301 400$ pour 2009 avant de se hisser à 306 300$ en 2010.

La SCHL nous avertit que les prévisions comprises dans le rapport Perspectives du marché de l’habitation s’inspirent des derniers renseignements disponibles en date du 23 juillet. « Des fourchettes de prévisions sont parfois fournies afin de tenir compte des différentes possibilités découlant du climat d’incertitude économique » écrit-on dans le communiqué.

Quant au Service inter-agences® (S.I.A.®), il s’agit d’une marque de commerce enregistrée de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Les données fournies concernent toutes les provinces canadiennes.

(Source SCHL_

 

Le guitariste de U2 veut une maison en forme de feuille

   

 

David Evans, guitariste de U2 et mieux connu sous le nom de The Edge, entretient un rêve fou! Celui de faire construire cinq grandes résidences en forme de feuilles d’arbre dont l’aménagement donnera l’impression qu’elles sont balayées par le vent. Le titre du projet: Leaves in the wind (photo ci-haut).

Un long ruisseau s’écoulerait sur le terrain de 63 hectares à travers une vingtaine de cascades, ceinturant l’ensemble des cinq résidences. Des villas plutôt!

Acheté pour 8 millions, le terrain appartenant à The Edge est situé à Malibu en Californie, région qu’il habite déjà avec sa famille depuis une dizaine d’années. Faut croire que cette partie du pays, appelée autrefois la terre promise, lui est tombée dans l’œil. Si le projet se réalise, The Edge emménagera dans l’une des cinq villas. Les médias ont avancé que les quatre autres seraient mises en vente, ce que dément The Edge sur le site internet.  

Malibu, on le sait, est peuplé de multimillionnaires et de célébrités d’Hollywood. Or, certains d’entre eux voient d’un mauvais œil l’érection de ces résidences dans une région vierge, susceptibles, selon eux, de défigurer Malibu. Car la construction des cinq résidences exigera entre autre l’aménagement d’une nouvelle route et le déplacement de milliers de mètres cube de terre. On accuse aussi le guitariste de saccager la vie animale du coin.

Cherchant à les rassurer, The Edge répète que les cinq résidences seront bâties en respect de la protection de l’environnement : panneaux solaires, matériaux recyclables, récupération des eaux de pluie, etc. qu’elles deviendront peut-être les résidences les plus écologiques de la planète, que les architectes retenus ont privilégié un design organique qui se fond dans le paysage, que la terre ne sera que déplacée sur le site avant d’être recyclée ce qui aura l’avantage de réduire les transports en camion. 

Sur le site internet, le guitariste prend le temps de détruire les accusations une à une et laisse sous-entendre que, de toute façon, un entrepreneur aurait mis la main sur le site tôt ou tard.

Sauf que, selon le Los Angeles Times, The Edge a un adversaire de taille: l’acteur Martin Sheen, farouche écologiste et vedette du film Apocalypse Now. Au début de l’été, Sheen aurait pris la tête du mouvement de contestation qui veut mettre les bâtons dans les roues de The Edge. Même si l’acteur se présente comme un admirateur de U2, cela ne l’empêche pas de sortir les griffes et d’affronter le guitariste, allant même jusqu’à qualifier le projet Leaves in the wind de trip de rêveur!

De plus, une commission environnementale de la Californie s’était saisie du dossier, le terrain de The Edge étant situé dans une zone écologique jugée fragile.

On sait que U2 est reconnu pour ses positions environnementales et humanitaires. Pensons à Bono, leader du groupe, qui mène une croisade depuis plusieurs années pour sauver l’Afrique du sida et de la misère. Ou à l’engagement de U2 dans le développement des bourses de carbone.

Ne serait-ce que pour en apprendre davantage sur ces résidences futuristes, on fait un tour à www.leavesinthewind.com

L’été tire à sa fin, le chalet ferme ses portes

La fête du Travail approche et beaucoup de propriétaires de chalet profitent du long congé pour plier bagages et rentrer en ville. Les autres emboîteront le pas dans les semaines qui suivront. Bientôt, les quais seront déserts. Il faut donc ranger le chalet pour l’hiver.

Remarquez qu’avec un mois de septembre qui démarre en beauté et les belles températures annoncées pour les prochains jours, peut-être que certains céderont à la tentation de rester un peu plus longtemps.  

Voici une liste d’observations à suivre, surtout si, nouveau propriétaire, vous quitter le chalet pour la première fois.

 

-Réduire le chauffage à environ 10 degrés, pas plus bas.   

 

-S’assurer qu’il ne reste aucune trace d’eau dans le chalet en fermant l’entrée d’eau, en vidant le chauffe-eau débranché, en laissant les robinets s’écouler jusqu’à épuisement, en vidant le réfrigérateur, les drains et le réservoir de toilette, en retirant les rondelles d’étanchéité, etc. La moindre goutte d’eau qui se transformera en glace peut causer beaucoup de dommages. L’eau doit disparaître complètement, quitte à utiliser une ventouse.  

 

-Verser de l’antigel dans les canaux et la toilette.

 

-Fermer les fusibles et la valve de gaz propane.

 

-Protéger l’entrée d’eau du froid en la couvrant d’un tissu épais. 

 

-Pour ne pas attirer un ami rongeur, ne laisser aucune trace de nourriture et redresser le matelas contre le mur pour éviter qu’une bestiole ne se faufile entre le matelas et le sommier.

 

-Boucher la cheminée avec un capuchon et colmater portes et fenêtres pour mettre la neige, le froid et l’eau hors d’état de nuire.  

 

-Rapporter tous les objets de valeur et les appareils électroniques à la ville.

 

-Ouvrir les rideaux un tantinet pour montrer aux voleurs qu’il n’y a rien à voler.  

 

-Demander à un voisin qui passe l’hiver à son chalet de faire un tour près du vôtre s’il est un adepte de la marche quotidienne.

 

-Si le chalet s’élève sur un terrain argileux, consulter un spécialiste de l’environnement qui vous montrera comment tirer profit des gouttières au maximum. Plus la terre boit de l’eau, plus les fondations resteront solides, moins vous aurez de fissures ou de mouvements de terrain durant la saison hivernale.

 

(Source CAA Habitation Québec)

Quand la maison prend un bain de couleurs

     

 

Le vitrail a bien mauvaise presse! On l’écarte du revers de la main en disant : « Non, j’aime pas! Ça me rappelle trop la froideur des églises et l’austérité religieuse! Ça évoque des images de soumission, de sévérité, de souffrance même! »

Et pourtant, s’il y a un art qui joue si bien avec la lumière et les couleurs, s’il y a un art capable de changer l’ambiance d’une pièce sur un simple coup de baguette magique, s’il y a un art pouvant donner à votre maison les couleurs éclatantes du Flower Power des années 60 avec toute la joie de vivre qui s’y rattache, c’est bien celui du vitrail!

Un vitrail à l’allure contemporaine, ça existe! Des artistes consacrent leur vie ou leur temps libre à concevoir des vitraux qui font danser des reflets à travers une fenêtre ou une porte. L’art du verre coloré, c’est beaucoup plus que les fameux abat-jour Tiffany ornés de vitraux, toujours populaires d’ailleurs.

L’utilisation du verre coloré à des fins décoratives remonte très loin dans le temps. Déjà, Égyptiens et Romains appréciaient le verre pour sa solidité (il faut une pression de 10 tonnes pour briser un centimètre cube de verre), sa longévité (quasi éternelle), son imperméabilité, son insonorisation, son côté protecteur (contre l’eau, le vent et aujourd’hui la pollution) et sa résistance à l’eau.

À partir des années 1200, l’architecture gothique s’est emparée de l’art du verre coloré et les vitraux se sont répandus à travers les églises, mosquées et cathédrales. Puis, le vitrail s’est laïcisé. On l’a vu apparaître dans les maisons, les restaurants, les halls d’entrée de certains hôtels et les stations de métro.   

Quand on pense vitrail, on voit une explosion de couleurs et de reflets à travers un motif souvent complexe, trop agressif au goût de plusieurs. Pourtant, un vitrail sait être doux si vous l’adoptez monochrome ou encore unissant le blanc et la transparence. Le verre givré peut aussi apporter cette impression de douceur. Les vertus ornementales du vitrail sont multiples.

Et si vous en avez les moyens, osez faire graver un souvenir personnel dans un vitrail, comme cela se faisait au Moyen Age où l’art du verre coloré servait parfois à raconter une scène mémorable que l’on voulait arracher aux griffes du temps. 

Bien sûr, le coût du vitrail n’est pas à la portée de tous les budgets. Mais si vous y tenez vraiment, vous pouvez toujours réaliser vous-même un faux vitrail qui consiste en gros à répandre de la peinture sur du verre. L’effet n’est pas aussi grandiose que le vitrail réel, mais le résultat est impressionnant. Suffit de taper les mots faux vitrail sur le clavier et les exemples abondent.   

Pour s’informer sur l’art du vitrail comme élément décoratif, de bonnes adresses peuvent se trouver sur le Web. Une incursion sommaire nous a appris l’existence du Centre de vitrail de Montréal et La Vie en verre dans la région de Québec. Il y a aussi l’Académie de peinture décorative du Québec.