Un mur végétal de 400 pieds carrés

Il paraît que c’est le plus important du genre au Québec. Il est situé au siège social de l’entreprise Schlüter Systems à Ste-Anne-de-Bellevue, mais tout l’monde se doute que, dans un avenir rapproché, les murs végétaux vont se répandre partout au Québec, même dans les maisons. Ce n’est qu’une question de temps. Aussi bien pour les propriétaires de se renseigner tout de suite sur la pertinence d’un mur végétal.

Rien n’obligeait Schlüter Systems à se doter d’un tel mur puisque le bâtiment a été construit de façon à réduire la facture d’énergie de 65%. L’entreprise visait la certification Or de LEED-NC, nous informe le journal Bâtiment dans son édition de novembre sous la plume de la journaliste Marie Gagnon.

Rien n’a été épargné : isolation supérieure des murs, dalles et plafonds, toiture recouverte d’une membrane réfléchissante, lumière naturelle abondante et fenestration éconergétique, mur solaire, tunnel canadien et géothermie, récupération des eaux de pluie pour alimenter les toilettes, chasse des appareils sanitaires et robinets des lavabos actionnés par des cellules photovoltaïques. Tout y est!

La question se pose.Pourquoi ajouter un mur végétal?

« Un mur végétal remplira plusieurs fonctions, à commencer par la régulation hygrométrique de l’air ambiant », répond Ronald Gagnon, président de Concept-R, firme responsable du volet génie électromécanique côté construction. « La transpiration végétale aide à maintenir une humidité relative constante etadéquate. Le feuillage permet aussi d’améliorer la qualité de l’air intérieuren piégeant les contaminants et les poussières en suspension dans l’air. »Il ajoute : « La fonction hygrométrique des plantes permet de réduirela taille de l’humidificateur, qui coûtera moins cher à l’achat. »

Une douzaine devariétés de plantes composent le mur. Elles se répartissent à travers descaisses de trois pouces de côté et six pouces de profondeur. C’est beau àl’œil, sans compter que le mur capte le CO2, principal gaz à effet de serre, etfiltre les eaux grises (usées). La facture? Autour de 100 000$.

« La technologiea évolué depuis la mise en service du bâtiment en novembre 2009, fait remarquerM. Gagnon. L’étanchéité et la résistance à la moisissure des éléments, de mêmeque la pérennité du vivant et sa fréquence d’entretien demeurent les principauxdéfis de la végétalisation des murs. »

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