Un jardin sans allergie et des fleurs envoûtantes

Plutôt frustrant quand on aimerait bien avoir son propre jardin tandis que notre corps, capricieux, nous dit: «Non, pas question!» Et si l’on ose le défier, voilà ces allergies qui reviennent et nous gâchent le plaisir de s’attarder dans un espace vert.

Lucy Huntington a consacré un ouvrage complet sur le sujet. Le titre: Un jardin sans allergies. L’auteure s’est spécialisée dans les jardins hypo-allergènes. C’est pourquoi elle sait comment concevoir un jardin qui réduit au maximum les problèmes d’allergie.Y figurent les conseils les plus élémentaires:  ne pas jardiner le soir à l’heure où les pollens poussés par le vent retombent dans la fraîcheur de la soirée. Éviter les journées de grand vent aussi.

Fleur de Tulipier de Virginie (Lozère Wikipedia)
Fleur de Tulipier de Virginie (Lozère Wikipedia)

Le cœur de l’ouvrage par contre se concentre sur des conseils très spécifiques qui échappent au commun des mortels. Exemple: vous êtes allergiques aux abeilles ou autre insecte piqueur? Suffit de supprimer certaines plantes comme le géranium et le tour est joué.

Deuxième exemple: les personnes souffrant d’allergies devraient favoriser dans certaines circonstances le tulipier de Virginie, bel arbre au feuillage spectaculaire. L’arbre épargne les bronches de l’être humain et, comme le souligne l’auteure, remplace agréablement l’érable au pollen agressif.

Pour les amoureux et amoureuses des fleurs, l’ouvrage Nina Balthau : ces fleurs qui m’inspirent devrait vous séduire. L’auteur fournit un tas de conseils pratiques sur l’utilisation des fleurs, dans le jardin et dans la confection de bouquets.   Des photos spectaculaires dévoilent des créations florales plutôt originales.

Les fleurs abordées dépassent le cadre classique et le livre est empreint de beaucoup de poésie. La table des matières en témoigne avec des titres comme  la parade des tulipes de l’Islam ou encore la lingerie frivole.

Page après page on ressent l’amour de l’équipe pour les fleurs. Voici un passage en guise d’exemple: «Ce qui est gai, c’est qu’un bouquet de tulipes est toujours vivant. Même coupées, les tiges continuent à grandir. Elles se courbent alors vers la lumière et c’est comme si elles effectuaient une danse stylisée sur une mélodie très lente. Certaines semblent fatiguées et se posent doucement à côté du vase ou tout contre.»

Le côté pratique n’est pas absent. On apprend ainsi que les ellébores sont souvent celles qui s’adaptent le mieux au jardin. L’Helleborus orientalis, surnommée la rose de carême, exige un emplacement à l’ombre,  donc au pied d’un grand arbre, à l’ombre d’un mur d’un buisson plutôt aéré, lit-on dans le bouquin.

Références:

  • Un jardin sans allergies, Lucy Huntington, éditions Eyrolles, Paris, 2006, 127 pages
  • Nina Balthau: ces fleurs qui m’inspirent, Ivo Pauwels, photos Jo Schutte, éditions Lannoo, Paris, 2003, 172 pages.

Photo : Lozère sur Wikipedia Commons

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