Un contrat, il faut un contrat!

 

Ne vous embarquez pas dans une aventure sans fin! Si vous recherchez un entrepreneur pour accomplir vos travaux de rénovation, dès que vous l’aurez trouvé, faites-lui signer un contrat. Sinon, vous allez passer l’un des étés les plus pourris de votre vie.  

L’année dernière, mon beau-frère a engagé un voisin pour rénover sa galerie dans la cour arrière. Rien de majeur. Le voisin se prétendait homme à tout faire.

Vous auriez dû voir la belle-sœur un soir de l’hiver dernier. Elle aurait pu mordre! Elle était en furie contre le voisin supposément habile de ses mains. Un gâchis! Tout était à recommencer.

Comme rien n’avait été signé, et qu’il faut garder de bonnes relations avec le voisinage, le voisin a été quitte pour un merci timide et une somme d’argent. Le gars s’en est bien tiré. Le beau-frère et la belle-sœur, eux, ont pigé dans leurs poches une deuxième fois pour refaire les travaux.

Fin mai, l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) publiait un communiqué de presse pour rappeler aux gens l’importance de tester les compétences de l’entrepreneur et leur demander de procéder à la rédaction d’un contrat écrit.

« Pour vous éviter des tracas, assurez-vous d’abord auprès de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) que votre entrepreneur est titulaire d’une licence et notez le numéro, la catégorie, la sous-catégorie et la date d’expiration », peut-on lire dans le communiqué. « Vérifiez s’il est membre d’une association reconnue telle que l’APCHQ et demandez-lui des références. Si possible, demandez aussi des soumissions à trois entrepreneurs répondant à ces critères afin de comparer et de faire un choix éclairé. »

Voici ce qui doit figurer dans le contrat selon l’APCHQ : les coordonnées de l’entrepreneur, son numéro de licence, la description complète des travaux à faire, les dates de début et de fin des travaux, le prix des travaux et le calendrier des paiements, la garantie fournie par l’entrepreneur, le certificat de la compagnie d’assurance prouvant que l’entrepreneur possède une assurance responsabilité civile, une attestation de conformité prouvant qu’il est en règle avec la CSST, le numéro d’entreprise ou les numéros de TPS et de TVQ. Dans le cas de projets d’envergure, le contrat peut comprendre plus de renseignements tels que les plans et devis.

L’APCHQ ajoute: « Il faut que les taxes soient indiquées séparément dans le contrat et il est préférable de prévoir des modalités de paiement claires et précises, qui suivent les étapes de l’avancement des travaux. Si le client est insatisfait, il pourra alors retenir, au moment du versement, une somme correspondant uniquement à la valeur des travaux correctifs exigés. Il faut également prévoir dans le contrat ce qui se passe en cas de défaut de l’une ou l’autre des parties. 

« Il est important qu’un budget soit prévu et indiqué au contrat en ce qui concerne le choix des matériaux ou des équipements fournis et installés. Lorsque le budget est dépassé, le client sait qu’il devra payer un extra. Il faut également prévoir un délai pour permettre au client d’effectuer les choix de matériaux et l’inscrire au contrat dès le départ. Indiquer des délais permet également à l’entrepreneur de mieux coordonner ses sous-traitants. »

L’APCHQ met à votre disposition une banque d’entrepreneurs soumis au code d’éthique de l’Association. Une garantie, un programme de financement et des références sont aussi disponibles.

Pour consulter la banque d’entrepreneurs :

www.gomaison.com/renomaitre

Pour plus d’infos : 514 353-5069 ou au 1 800 361-2037, poste 222.

(Photo immoweb.be)

 

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