Transformer un chalet en résidence principale

 

Oncle Maurice et tante Janette avaient décidé de faire une croix sur leur appartement de la rue des Hêtres à Shawinigan. Fini la ville! Ils avaient eu le coup de foudre pour la vie à leur résidence secondaire. Ils ont tout déménagé dans leur chalet situé à St-Gérard-des-Laurentides, à proximité de Shawinigan. Pour le plus grand bonheur des enfants! Et le mien aussi, p’tit cousin en visite!

Mais leur chalet était rudimentaire. Et comme il devenait leur résidence principale, oncle Maurice et sa femme avaient pris le soin de le remplumer. Ce fut rénovation par-dessus rénovation. Le chalet est devenu une petite maison modeste mais sympathique. C’était à la fin des années 60.

Aujourd’hui, le paysage a changé. L’été dernier, lors d’une marche autour du Lac Simon dans l’Outaouais, un riverain me montra les chalets tout le tour du lac. « Regarde, a-t-il dit, fini les cabanes!  Presque tous les chalets du lac ont été rénovés en plus gros. Les baby-boomers les transforment en maisons! Les prix ont explosé!»  

Eh oui! Le marché des propriétés de loisirs bouillonne! La demande excède l’offre. Les prix sont donc à la hausse! Plusieurs baby-boomers ont profité de la dernière bulle immobilière pour vendre leur résidence principale et déménager à leur « chalet » qu’ils métamorphosent parfois en résidence de luxe. C’est comme ça d’Halifax à Vancouver!

Si vous songez à suivre leur exemple,  ne tardez pas à aller à la pêche aux renseignements, surtout si l’ampleur des rénovations s’annonce colossale.

Premièrement: selon les experts, financer l’achat ou la rénovation d’une résidence secondaire peut se révéler plus difficile que prévu. Remarquez que plusieurs banques, flairant les profits qu’il y avait à faire, ont assoupli leurs règles de prêt.

Deuxièmement: une mauvaise planification des rénovations peut se révéler désastreuse. Autant sur le plan financier que sur le plan de la structure. Un chalet n’est pas bâti comme une maison, on s’entend. Si vous êtes dépourvu de connaissances en rénovation, vaudrait peut-être mieux que vous consultiez un expert ou un ami ayant un bon bagage de connaissances en la matière.

Troisièmement: si le coût des rénovations pèse lourd sur votre budget, il y a toujours moyen de louer le chalet rénové pour une certaine période. Un an par exemple! Cette façon de faire procure une nouvelle source de revenu et certains avantages financiers. Parlez-en à votre comptable ou à votre institution bancaire.   

Si vous êtes sur le point d’acheter un chalet pour le transformer en résidence principale (les taux d’hypothèque s’y prêtent mettons!), prenez soin de vérifier s’il respecte les normes d’habitation.

En dernier lieu, si vous projetez d’acheter un chalet à l’état rudimentaire, évitez-vous des ennuis en allant vérifier s’il apparaît dans le cadastre de la municipalité. On ne sait jamais! Jetez un coup d’œil à la fosse sceptique aussi avant d’acheter. Conseil d’ami!

Le site de la Société d’habitation du Québec fournit sa part d’informations sur le sujet.

 

 

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