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Comme les ailes d’un Boeing 747

À 10h, les moteurs se mettent en marche, les câbles se tendent et les ailes s’ouvrent. La lumière solaire pénètre dans l’édifice petit à petit. Puis, au-dessus, les moteurs s’arrêtent, les ailes sont ouvertes dans toute leur envergure, comparable aux ailes d’un Boeing 747. On dirait que l’oiseau va s’envoler d’un moment à l’autre.

Sous l’oiseau, depuis l’ouverture de ses ailes, les visiteurs se perdent dans l’immensité du lac Michigan, véritable mer intérieure qui se déroule devant les yeux. Seules de larges baies vitrées  les séparent des vagues venant se heurter contre un parapet de pierres. Le plancher du bâtiment est presque au même niveau que la surface du lac.

Derrière les visiteurs, à l’autre bout de l’allée intérieure et au-delà de la porte, se déroule une longue passerelle menant à la Wisconsin Avenue, l’artère principale de la ville. Et la ville se situe à peu près au même niveau que le lac. Autrement dit, le lac communique avec la ville à travers l’édifice.

À l’intérieur du bâtiment, les visiteurs défilent devant les œuvres d’art dans une lumière et une blancheur intenses. Car tout est blanc: plafond, murs, plancher.

À 17h, les moteurs se mettent en marche, les câbles bougent et les ailes se referment. La lumière solaire quitte l’intérieur de l’édifice petit à petit. Au bout d’un moment, les moteurs se taisent, les ailes sont fermées. L’oiseau dort, replié sur lui-même.

Notez par contre que les ailes s’ajustent aux conditions météorologiques car elles sont, bien entendu, munies de senseurs.

L’oiseau, c’est le Burke Pare Soleil. L’édifice, le pavillon Quadracci du Milwaukee Art Museum. La ville, Milwaukee.

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iStockphoto LP

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