Archives pour l'étiquette immobilier

En combien de temps payer son hypothèque ?

« On devrait payer son hypothèque le plus rapidement possible pour économiser en intérêts », dit Louis-François Éthier, directeur de produits, solutions crédit hypothécaire à la Banque Nationale.

Dans les faits, rembourser un prêt de plus de 100 000 $ sur une courte période est difficilement réalisable, à moins que nos revenus soient élevés, les dépenses moindres, et la vie plutôt stable. Ne pas payer « assez » en étirant les versements est quant à elle une stratégie coûteuse: les paiements couvrent surtout les intérêts, et bien peu le capital, de sorte que le remboursement du solde de la somme octroyée peut prendre des décennies…

C’est pourquoi Louis-François Éthier y va d’une recommandation:

« Il faut surtout s’attarder au montant: combien puis-je me permettre de verser vers mon hypothèque en considérant mon budget et ma capacité de payer ? »

iStock
iStock

Quels poids l’hypothèque devrait-elle avoir au quotidien?

La plupart des institutions financières fixent à 30 % la proportion maximale qu’on devrait allouer mensuellement aux dépenses principales liées à la propriété, soient l’hypothèque, les taxes municipales et le chauffage. « C’est un ratio classique de l’industrie: l’amortissement brut à la dette, dit M. Éthier. Il faut toutefois aussi considérer ses dettes personnelles, comme le solde d’une carte de crédit, le prêt-auto, etc. Le rôle du conseiller hypothécaire est de nous orienter dans ce questionnement. »

Bien entendu, la période pendant laquelle on prévoit rembourser un prêt influence aussi directement le montant qu’on devra lui attribuer au quotidien. Continuer la lecture

iStock

L’immeuble locatif résidentiel : un bon investissement ?

Quelles sont les premières questions à se poser lorsqu’on envisage l’acquisition d’un immeuble à revenus ?
D’abord, vais-je y habiter ou pas ? Si c’est 100 % locatif, d’un point de vue fiscal, on pourra soustraire de nos revenus toutes les dépenses courantes liées à l’immeuble. En revanche, si on est propriétaire occupant, seules les dépenses pour les logements en location seront déductibles. Par ailleurs, à la revente, la portion de l’immeuble que le propriétaire habite est exonérée de l’impôt sur le gain en capital. S’il est entièrement loué, l’ensemble du gain en capital est imposable.

De plus, quand on vise un immeuble précis, il faut consulter le rôle d’évaluation foncière pour s’assurer que le nombre de logements inscrit sur la fiche du courtier est exact. Si un sous-sol habitable est considéré comme un logement par la Ville, cela compte pour une porte de plus. Dans un tel cas, la mise de fonds exigée pourrait augmenter.

Justement, quelle est la mise de fonds requise pour ce type d’achat ?
Si on loue tous les logements, la mise de fonds minimale doit correspondre à 20 % du prix d’achat de l’immeuble.

Dans le cas d’un propriétaire occupant, une assurance prêt hypothécaire permet de réduire la mise de fonds à 5 % du prix d’achat dans le cas d’un duplex. Pour un triplex ou un quadruplex, c’est 10 % minimum.

Ces règles sont les mêmes pour toutes les institutions financières canadiennes. Continuer la lecture

iStock

Durable et solide

Autrefois l’expression «investir dans la pierre» signifiait investir dans la construction et l’immobilier. Pourquoi? Parce que l’immobilier est un secteur solide et durable. Comme la pierre.

Existe-t-il un matériau naturel plus résistant, plus durable et plus solide que la pierre? On la croit presque éternelle. Pas surprenant qu’elle figure parmi les matériaux de choix en cette ère d’habitation écologique.

La pierre abonde dans la nature. Elle est recyclable, imperméable tout en étant poreuse et exige peu d’entretien ce qui éloigne nombre de produits chimiques. Elle filtre la pollution en absorbant le gaz carbonique, principal gaz à effet de serre. Atout non négligeable : elle est à l’épreuve du feu.

La pierre diminue la consommation d’énergie dans une maison car elle emmagasine la chaleur pour la redistribuer au besoin. Elle est donc un régulateur naturel de la chaleur car elle combat les écarts de température. Au Québec par contre, cet avantage écologique est moindre car le mur extérieur en pierre est séparé de l’intérieur par un matériau isolant. Mais moindre ne veut pas dire nul. Un plancher de pierre exposé aux rayons du soleil, l’hiver, viendra freiner cette perte écologique. Continuer la lecture

iStock.com

Un outil pour courtier ambitieux

Certains voient le courtage immobilier comme un travail qui évolue peu, qui se répète de génération en génération sans grande avancée. D’autres, au contraire, voient une science émerger.

C’est le cas d’Ünsal Özdilek, professeur à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et auteur du livre Fondements analytiques de l’immobilier.

À l’endos de l’ouvrage on peut lire ce mot de l’éditeur:

«Selon l’auteur, l’immobilier, associé classiquement au «béton» ou perçu comme un arrangement contextuel en fonction des besoins pratiques de l’industrie ou un effet de mode qui réapparaît de temps à autre, devrait se hisser au rang bien mérité de discipline scientifique à part entière.»

L’éditeur ajoute d’ailleurs que, mis à part les étudiantes et les étudiants, si le contenu de l’ouvrage s’adresse aussi aux professionnels de l’immobilier, ces derniers sont appelés à sursauter à certains passages.

C’est un travail d’analyse de fond en comble de la science de l’immobilier auquel se livre l’auteur Ünsal Özdilek. Continuer la lecture

En route vers l’habitation écologique

C’est bien connu: savoir reconnaître ses limites pour ensuite frapper à la bonne porte afin de parfaire ses connaissances est un gage de réussite.

Les courtiers de Via Capitale ont entrepris cette démarche à deux reprises : lors de la création de l’écoCourtier (le courtier écologique par excellence) et lors de l’établissement de la cote énergétique pour les propriétés à vendre, dont nous avons parlé à travers les billets Place au courtier écologique et Cette maison bouffe-t-elle de l’énergie?

Dans les deux cas, Via Capitale s’est tournée vers Écohabitation. Conséquence: une relation étroite s’est établie entre les deux organismes.

Les premiers gestes timides des boomers en matière de respect de l’environnement ne suffisent plus. Il y a comme un vent d’urgence qui souffle sur la planète. Il faut faire davantage. Et vite! Continuer la lecture