Si j’avais su…

Nous avons pensé vous offrir le point de vue de gens[1] ayant vécu des expériences plus ou moins heureuses en lien avec la vente de leur maison. Aujourd’hui, il sera question de garder ou de vendre sa maison à la suite d’une séparation.

Nous vous proposons une analyse non scientifique de la part que prennent l’émotion et la raison dans la prise de décision de certains partenaires. Pour vous guider, sachez que la flexibilité dans l’utilisation de l’émotion et de la raison est souhaitable pour tous. Sauf pour ceux et celles qui ne profiteront pas des coûts d’avocats, de rénovation ou encore des rabais des ventes de feu.

photo : iStock

Jacki, femme d’affaires, a racheté la moitié de la valeur de la maison appartenant à son ex-partenaire de vie. Elle ne voulait pas avoir le trouble de déménager de la maison qu’ils avaient mis tant d’années à rénover. L’homme était guidé par la culpabilité et voulait acheter la paix en vendant sa part à son ex-conjointe au prix du marché. La femme était guidée par la peur de l’inconnu et la colère contre son ex. Son côté femme d’affaires ne voulait pas perdre d’argent. Le prix à payer fut énorme car elle a mis des années et beaucoup de dollars dans la décoration et la rénovation pour se réapproprier sa demeure. Si elle avait su, elle l’aurait vendue. Elle aurait fait face à ses peurs.

Quant à Corinne, elle ne voulait plus rien savoir des responsabilités liées à l’entretien d’une maison, intérieur et extérieur. Elle s’est loué un logement. Son ex-conjoint, Bob, aimait s’occuper d’une maison. Mais il ne voulait pas payer la moitié de la valeur marchande à son ex. Encore moins lui payer un loyer pendant qu’il demeurait dans leur maison en attendant un bon prix de vente.

Ils étaient tous les deux noyés dans l’émotion. Ils ont vendu la maison rapidement en bas du prix du marché pour éviter les frictions. Bob s’est racheté une nouvelle maison. Les deux regrettent de ne pas avoir consulté un thérapeute familial, à tout le moins pour les aider à mieux vivre leur séparation. Ils ont perdu des dizaines de milliers de dollars. Les nouveaux propriétaires sont heureux. Deux ans après, ils auraient pu vendre la maison deux fois plus cher que le prix payé.

Sarah s’est retrouvée seule propriétaire de la maison familiale après un divorce à l’amiable. L’entretien de la maison lui pesait lourd sur les épaules. Fatiguée de tenter d’être une « superwoman », elle décide de vendre la maison et de s’acheter un condo. Aujourd’hui, son terrain lui manque. Elle étouffe dans son condo pas plus grand qu’un appartement. Si elle avait su, elle aurait payé un étudiant pour les travaux d’entretien extérieur et intérieur. Cela lui aurait coûté moins cher que les frais de condo et sa santé mentale s’en trouverait améliorée.

Plusieurs facteurs peuvent influencer une décision majeure. Pour vérifier votre niveau de rigidité tant émotionnelle que rationnelle, étalez les options devant vous. Moins il y en a, plus les risques de rigidité sont élevés, tout comme les risques de « Si j’avais su…  »

Bonne réflexion!

[1] Les noms sont fictifs pour préserver leur anonymat.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Pin on PinterestShare on LinkedInEmail this to someone