Santé mentale et rénovations

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En écoutant mon ami expliquer comment lui et sa femme avaient eu du plaisir à bâtir, planche par planche, la nouvelle section de leur maison, j’ai pensé aux paroles d’un professeur à la retraite. Il conseillait à tous ses étudiants de se trouver un passe-temps en dehors du sujet de leurs études supérieures et, plus tard, de leur travail. « C’est une question de santé mentale », disait-il. Il avait lui-même bâti, planche par planche, une salle d’entraînement adjacente à sa maison.

Ces deux hommes et cette femme ont des enfants et une vie bien occupée. De plus, leur travail les amène à voyager fréquemment. Ils ne sont pas les seuls à se lancer dans l’aventure de la rénovation et d’avoir du plaisir tout au long du processus. Comment font-ils?

L’étape de la planification est cruciale. Elle doit être réaliste et réalisable. Les gens qui rénovent par plaisir établissent d’abord la liste de leurs besoins. Puis ils font des recherches sur internet et consultent des experts pour :

  • le plan;
  • les règlements municipaux;
  • les permis;
  • les professionnels nécessaires au respect des règles de l’art;
  • la liste des matériaux (qualité, quantité);
  • et l’échéancier qui comprend les étapes à suivre.

Comme tout bon travail d’équipe, on travaille avec les forces de chacun. Qui, dans le couple, a du plaisir et est habile à négocier les contrats, à suivre l’échéancier, à travailler de ses mains, à faire les courses et à gérer les pépins? L’élément de plaisir compte pour beaucoup. Il aide à apprécier chacune des étapes et à éviter le stress inutile.

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Le fait d’avoir un chez soi fonctionnel sur le même terrain où les travaux se déroulent aide à rester zen.

Ces personnes ont aussi une façon zen de gérer le facteur temps. Elles ne vivent pas de sentiment d’urgence. Elles ont l’air de la tortue et non du lièvre des fabless de LaFontaine. Ce qui me fait réaliser que mes amis ont justement une collection de tortues dans les pièces de leur maison.

Dernière piste : elles investissent dans une « femme de ménage ». Pour avoir démoli et rebâti deux maisons, je vous assure que cet investissement en vaut la peine (lire le billet de demain à ce sujet).

Rappelons que l’expression « femme de ménage » est devenue populaire parce que les domestiques étaient majoritairement des femmes. Un sondage à Berlin démontra que les domestiques étaient de 96,8 % de sexe féminin à la fin du 19e siècle, indique Wikipedia français.

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