Sa remise lui apporte gloire et fortune

La plupart d’entre nous connaissent un voisin qui passe la moitié de son temps dans sa remise, au fond du jardin. Il bricole, il fait du ménage, il tourne en rond parfois. Le type aime sa remise. C’est presque son deuxième chez lui. C’est souvent un gars habile de ses mains ou aimant travailler au grand air. Casanier de tempérament la plupart du temps.

Source : IStockphoto.com

Roald Dahl aimait sa remise aussi. Tous les jours, le Britannique d’origine norvégienne quittait sa maison et marchait jusqu’à sa remise au fond du jardin. Il revenait seulement en fin de soirée. Non, il ne bricolait pas. Que faisait-il ?
Roald Dahl était écrivain. Son nom est peu connu mais vous allez peut-être le reconnaître si je vous disais qu’il est l’auteur du roman pour enfants : Charlie et la chocolaterie. Ça vous dit quelque chose ? Voilà ! Tim Burton en a fait un film dans lequel joue Johny Depp dans le rôle du truculent Willy Wonka, propriétaire de la chocolaterie.

Revenons à Dahl. Les écrivains ont toujours besoin d’un lieu retiré pour écrire. Tantôt c’est une maison à la campagne, tantôt c’est un chalet, tantôt un appartement perdu dans une ville. Mais une cabane au fond d’un jardin ? Plutôt rare.

Voici ce que dit Wikipedia : « En 1960, Roald et sa famille s’installent à Great Missenden dans le Buckinghamshire, en Angleterre, dans une maison appelée « Gipsy House ». C’est ici, dans une petite cabane au fond du jardin, qu’il écrivit la plupart de ses histoires inoubliables pour petits et grands.
« La cabane était un petit endroit miteux mais Roald la voyait comme un douillet refuge. Christopher Simon Sykes, dans le Harper’s Magazine et dans le Queen, se souvient : « Un rideau sale en plastique couvrait la fenêtre. Au centre se tenait un fauteuil délavé hérité de sa mère et c’est là que Dahl s’asseyait, ses pieds appuyés sur un coffre, ses jambes couvertes d’un plaid à carreaux, ses genoux supportant la table d’écriture. Photographies, dessins et autres souvenirs étaient punaisés au mur, alors qu’une table à sa droite était couverte d’une collection de ses curiosités favorites, telles que l’une de ses articulations de la hanche et une boule assez lourde faite de papier aluminium dans lequel étaient enveloppées les barres chocolatées qu’il avait mangées durant sa jeunesse.
« Roald ne savait pas taper à la machine et utilisait toujours un stylo pour écrire. Durant la majeure partie de sa carrière, sa journée de travail débutait vers 9h30, pendant que sa secrétaire s’occupait des lettres de fans. Aux alentours de 10h30, il se remplissait un thermos de café puis se rendait à sa cabane. Il écrivait jusqu’à midi, où c’était l’heure de déjeuner. Après un après-midi de lecture, il retournait à sa cabane à environ 16h pour encore quelques heures d’écriture. »
Fascinant ! Cela nous rappelle la scène du film : Un homme d’exception avec Russell Crowe dans le rôle du mathématicien schizophrène John Nash, prix Nobel de l’économie. De mémoire, Nash s’enfermait dans sa remise où il procédait à ses travaux tout en subissant les ravages de sa maladie. Il y avait des feuilles suspendues partout.
Pour les amateurs de petite histoire : Roald Dahl aurait vendu son âme au diable pour du chocolat. Ado, il était goûteur pour l’usine Cadbury.
(Avec l’aide de Wikipedia)

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