Risque de surévaluation à Montréal et à Québec

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La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publiait récemment deux documents de première importance couvrant tous les aspects de l’habitation au pays. Ils sont indispensables si vous voulez saisir le pouls du marché, ce qui est souvent le cas des investisseurs.

Le premier document L’Observateur du logement au Canada édition 2014 fait le bilan des conditions du logement au Canada. Voici les grandes lignes:

  • La hausse la plus importante du nombre de ménages de 2006 à 2011 s’est produite dans le groupe des 60 à 64 ans, c’est-à-dire chez les baby-boomers les plus âgés.
  • De plus en plus d’immigrants s’installent dans des petites villes. Et le nombre de propriétaires-occupants s’accroît toujours.
  • Les mises en chantier d’habitations ont diminué de 12,5 % en 2013 «ce qui a permis durant l’année de réduire le nombre de logements achevés et non écoulés par tranche de population, lequel constitue un moyen simple d’évaluer si la construction est excessive», écrivent les experts de la SCHL.
  • La capacité des Canadiens à s’acquitter de leur dette hypothécaire s’est améliorée.
  • Le principal problème pour les ménages demeure l’abordabilité des logements, une façon de dire qu’ils sont souvent inaccessibles financièrement.
  • Il est devenu facile de concevoir et de construire des maisons durables à très faible consommation d’énergie au Canada, comme l’aurait largement démontré le projet Equilibrium de la SCHL qui vient de se terminer.

Le deuxième document , Analyse et évaluation des prix des logements (AEPL) traite de la santé du marché de l’habitation à travers les principales agglomérations au Canada. Voici les principales lignes:

  • Le seul facteur de risque à l’échelle nationale est une légère surévaluation, surtout à Montréal et à Québec, mais la situation s’améliore. Aucun risque de surchauffe, d’accélération des prix ou de construction excessive.
  • Un ralentissement de la croissance du groupe des personnes âgées de 25 à 35 ans observé depuis 2012, et le fait que le rythme d’augmentation du revenu personnel disponible ne suive pas celui des prix des logements dans ces deux centres depuis le début des années 2000, expliquent le danger de surévaluation à Montréal et à Québec.
  • Une mise en garde de construction excessive a été formulée par les experts de la SCHL à Toronto et à Montréal. Les constructeurs devront donc s’ajuster.

Liens pour informations supplémentaires :

  • Des tableaux de l’Analyse et évaluation des prix des logements (AEPL) sont disponibles en anglais.
  • La publication et le reste des données sont disponibles sur le site de la SCHL à l’onglet Observateur
  • Le document d’information

Photo : iStockphoto LP

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