Réplique des groupes de défense des locataires

Devant les taux suggérés par la Régie du logement du Québec (voir billet précédent), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) recommande aux locataires de refuser toute augmentation de loyer qui paraît abusive.

« De 2000 à 2009, le loyer moyen des logements de deux chambres à coucher a augmenté de plus de 29 % à l’échelle du Québec, en raison de la pénurie de logements locatifs. Le citron a déjà été pressé ! Les locataires n’ont vraiment pas les moyens de payer davantage » dit François Saillant dans un communiqué de presse.

C’est à grands renforts de chiffres que le FRAPRU prescrit aux locataires de se montrer vigilant. « Lors du recensement de 2006, 203 085 ménages locataires consacraient déjà plus de la moitié de leur revenu au loyer à l’échelle du Québec, dont 91 265 dans la ville de Montréal, 17 340 à Québec, 7470 à Laval, 7220 à Longueuil, 5690 à Gatineau et 5610 à Sherbrooke », lit-on dans le communiqué.

L’organisme fait état d’une augmentation de loyers non payés à cause de la récession. « Alors que le nombre de causes soumises à la Régie du logement pour non-paiement de loyer était de 44 534 en 2006-2007, ce nombre atteignait 46 818 en 2008-2009, pour une hausse de plus de 5 %. La fréquentation des banques alimentaires a quant à elle augmenté de près de 8 % au Québec, dont 17 % sur le territoire de Moisson-Montréal. »

L’organisme conseille aux locataires de tenir compte des taux de la Régie du logement et se dit conscient que l’augmentation des taxes et des dépenses d’un propriétaire peuvent justifier une augmentation importante. Un bémol cependant : « Ce n’est pas parce que les taxes municipales vont augmenter en moyenne de 5,3 % à Montréal que les loyers doivent suivre la même trajectoire. L’impact des hausses de taxe sur les loyers sera réel, mais beaucoup moindre que ce que peuvent tenter de faire croire certains propriétaires ».

Tout locataire peut trouver de l’aide au  www.frapru.qc.ca.

Même réaction ou presque du côté du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ). L’organisme dit regretter qu’il revienne aux locataires de se battre auprès du propriétaire pour obtenir les dépenses réelles liées à l’entretien de l’immeuble. Et rappelle que « c’est pas parce que les loyers sont chers que nos logements sont en bon état. »

Pour en savoir plus : www.rclalq.qc.ca

Demain, la réplique des propriétaires!

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