Rénover le balcon avant qu’il ne soit trop tard!

 

Nous étions venus visiter l’appartement à louer. Tout à coup, le propriétaire s’approcha de la porte qui menait au balcon. Il l’ouvrit et, sur un ton ferme, nous dit: « Je vous défends d’aller sur le balcon! C’est trop dangereux! Quand je l’aurai rénové, vous pourrez y aller. »

Nous avons quitté l’appartement deux ans plus tard. Et le balcon n’avait toujours pas été rénové. Pure négligence! Une négligence qui, heureusement, n’a abouti à aucun drame. L’hiver, il y a la neige, la glace, le verglas. Au printemps, il y a le dégel! L’été, il y a les périodes de canicule qui fait des ravages avec son humidité excessive. Pourtant, les locataires habitant en dessous passaient sous le balcon plusieurs fois par jour!

Quand une femme est morte l’été dernier au centre-ville de Montréal, tuée instantanément par une lourde plaque qui s’était détachée de l’immeuble pour s’abattre sur son crâne alors qu’elle bavardait avec son amoureux, j’ai pensé à mon ancien propriétaire. Avait-il rénové son balcon? Voilà cinq ans que nous sommes partis!   

Au moindre doute, il faut rénover le balcon. D’autant plus qu’aujourd’hui, des balcons tout prêts à monter sont disponibles sur le marché. Et selon les experts, leur résistance n’a rien à envier au béton coulé sur place. Les matériaux entrant dans la composition d’un balcon sont nombreux : fibre de verre, bois synthétique, aluminium, polyvinyle, bois naturel etc. On a l’embarras du choix!  

Est-il temps de renforcer votre balcon? Est-il temps de lui fixer des colonnes de bois ou d’acier aux coins? Ou de doubler le nombre de solives? Les signes de faiblesse sont faciles à trouver : métal corrompu, solives pourries, éclats de béton ou de brique, balcon qui vibre quand on saute dessus, joints d’étanchéité finis. Si vous frappez avec un marteau pour repérer les poches vides, est-ce que ça sonne creux?  

Si votre balcon n’est pas assez incliné et que, de surcroît, le toit du bâtiment n’est pas assez avancé au-dessus, gageons que votre balcon regorge d’humidité car l’eau de la pluie s’infiltre année après année, ce qui fait pourrir les solives. Il faut donc améliorer le drainage, imperméabiliser les composantes du balcon, au besoin installer des grilles d’aération en dessous.

En naviguant sur le Web, j’ai appris que la durée de vie d’un balcon excède rarement 20 ans; que la superficie idéale serait de dix pieds par douze ou quatorze pieds; qu’il faut un garde-corps dès que le balcon est à deux pieds du sol; que l’espace maximum entre les barreaux doit être de quatre pouces; qu’il faut attendre douze mois avant de peindre ou de teindre un balcon fait en bois traité tandis qu’il faut, au contraire, le faire immédiatement s’il s’agit de bois non traité.

Les sites consacrés à la rénovation ou à l’agrandissement d’un balcon sont nombreux. Mes préférés par contre sont : Gomaison.com, www.guideperrier.com pour reconnaître les signes d’affaiblissement, La Société canadienne d’hypothèque et de logement,   

Enbeauce.com et l’article Rénover son balcon, section Mon Toit sur Cyberpresse.

Nous ne sommes qu’à la fin de septembre. Dépêchez-vous, l’hiver arrive!

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