Rénovation qui tourne au vinaigre

Par chez nous, on appelle ça des « jobs c’pas long ». On voulait juste rénover un peu la bibliothèque et y installer quelques lumières.

Et voilà que cette aventure tourne à la galère car pratiquer la petite ouverture nécessaire au passage du fil électrique s’est avéré plus difficile que prévu.

C’est qu’on vit dans une maison qui date. Pas tant d’années que ça  quand même, mais assez pour que les constructeurs de l’époque n’aient pas eu à respecter certaines normes de bâtiment, comme c’est le cas aujourd’hui.

Première constatation: la distance entre les deux par six n’est pas réglementaire. Et puis, on a accroché par mégarde un fil électrique qui passait dans le mur. Flammèches, trou noir, bref un court-circuit.

Voilà qu’il faut ouvrir le mur pour voir l’étendue des dégâts. Le trou s’agrandit, s’agrandit et s’agrandit encore !

iStockphoto LP

C’est pas grave, me dit-on, on n’aura qu’à mettre une nouvelle feuille de gypse et le tour sera joué.

Toutefois, comme c’est l’heure de la pratique de hockey du plus vieux, on arrange le fil et on se dit que, ce soir, on bouchera le trou.

On a bien dit : ce soir ? Ce sont de bien grands mots car, le soir venu, on était fatigué. On a remis ça au lendemain. Le lendemain ? Zut ! La visite s’est pointée, on a remis au surlendemain, puis à l’autre… et la semaine s’est envolée.

Pendant ce temps, en regardant l’ampleur des dégâts, on s’est dit qu’on devrait monter un mur de brique de ce côté. Ce serait vraiment joli.

Joli certes, mais avion-nous songé aux dégâts que peut causer la somme des briques nécessaires pour couvrir un mur d’onze pieds de largeur par huit pieds de hauteur ? D’accord, il y a une fenêtre, mais quand même !

Il faut aussi considérer la poussière qu’occasionne le mélange de ciment, sans parler du temps que ça demande. Comme la plupart d’entre vous, nous travaillons à temps plein, alors le temps, ce n’est pas notre plus grande fortune.

Un mois et demi plus tard, on a terminé de monter le fichu mur. On passe l’aspirateur afin de ramasser les derniers débris pour se rendre compte qu’on a oublié le fil de la lumière derrière le mur.

« Les jobs c’pas long », c’est fini pour moi.

Source photo: iStockphoto LP

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