Registre des baux et hausse de loyer : version propriétaire

Dans le billet version locataire, je commençais par : «Deux angles, ça te vaccine contre la pensée en kit.» disait Pierre Gauvreau selon Marie-France Bazzo. Alors, si vous voulez être vacciné, lisez la version locataire avant ou après celle-ci:

«L’Association des propriétaires du Québec (APQ) s’étonne toujours de la démesure des revendications transmises par les associations de locataires. «Nous avons les logements les moins chers au Canada!» s’exclame Nathalie Blais, coordinatrice à l’APQ, «En fait, s’il est une chose, le prix des logements au Québec est trop faible, miné par une méthode de fixation de loyers désuète.»

«La législation québécoise en matière de logement est certainement l’une des plus sévères et restrictives au monde pour les propriétaires d’immeubles. Ce niveau de protection anormalement élevé accordé aux locataires a pour effet de décourager certains propriétaires et investisseurs, et ultimement de nuire aux locataires eux-mêmes.

«De plus, on oublie de tenir compte du fait que souvent on utilise les propriétaires comme percepteurs de taxes. Dans plusieurs villes, les comptes de taxes sont à la hausse cette année et les propriétaires doivent l’inclure dans le loyer, tout en rénovant le parc locatif sans avoir la possibilité de mettre les logements au prix du marché!

«Les associations des locataires demande un registre des baux. Pourquoi? 
Pour l’Association des Propriétaires du Québec (APQ), un registre des baux est tout simplement inutile. Les locataires sont déjà protégés plus qu’ailleurs au monde. D’ailleurs, la disposition qui vise à maintenir le prix du logement suite au départ du locataire doit être abolie, tout simplement. Une protection est accordée au locataire en place, mais en plus de cela le locataire peut demander que le loyer soit réduit à un prix plus bas alors qu’il a librement négocié et signé un contrat, le bail! C’est tout simplement outrageux de bafouer ainsi la liberté contractuelle des gens.

«L’offre et la demande doivent tout simplement régir ce type de situations. Si un logement est trop cher, il ne trouvera pas preneur et le prix sera ajusté en conséquence. »

On se rappellera le taux d’inoccupation des logements mentionné dans le billet version locataire : moins de 3% d’inoccupation des logements.

Afin de ne pas vous influencer avec mon opinion, je vous ai transmis presqu’intégralement les deux versions. À vous de juger! Je peux vous avouer que, de mon côté, mon point de vue a changé selon mon statut au cours des années: étudiante à temps plein, propriétaire-locateur, parent de jeunes adultes qui tentent de ne pas devenir des «Tanguy» comme dans le film français.

Lien : www.apq.org

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