Record de ventes au Québec

Les ventes résidentielles ont augmenté de 4% au deuxième trimestre 2017 (avril à juin) comparativement à la même période l’an dernier. Il s’agit d’un record et d’une douzième hausse consécutive trimestrielle.

Force est de constater que l’impact du resserrement au financement hypothécaire imposé par le gouvernement fédéral, que plusieurs observateurs voyaient comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du marché immobilier résidentiel, a été nul, ou presque.

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Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), voit deux lignes de forces qui ont permis au marché d’échapper au resserrement :

«La vigueur exceptionnelle du marché de l’emploi et la hausse marquée du solde migratoire l’an dernier.»

Un regard sur les faits saillants qui suivent (rapportés intégralement) nous apprend que les ventes de copropriétés et les performances de la grande région de Montréal ont été les principaux facteurs de la vitalité du marché immobilier au cours des trois derniers mois.

Ventes

  • Les ventes de copropriétés ont fortement progressé : les 5 583 transactions conclues représentent un nouveau sommet et une augmentation de 14 % par rapport au deuxième trimestre de 2016.
  • Les ventes d’unifamiliales et de plex ont pour leur part crû respectivement de 2 % (17 857 transactions) et de 7 % (2 087 transactions).
  • Sur le plan géographique, seulement deux régions métropolitaines de recensement (RMR) ont vu leurs ventes croître au deuxième trimestre : celles de Montréal se démarquent fortement par une augmentation de 8 %, et celles de Gatineau ont crû de 3 %. Les autres RMR ont toutes connu des baisses, soit Trois-Rivières (-12 %), Saguenay (-8 %), Québec (-2 %) et Sherbrooke (-2 %).
  • Parmi les plus petits centres urbains, on note des bonds importants du nombre de transactions dans les agglomérations de Thetford Mines (+55 %), Sept-Îles (+28 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (+24 %) et Rouyn-Noranda (+22 %).

Prix

  • Le prix médian des maisons unifamiliales vendues d’avril à juin au Québec a atteint 250 000 $. Il s’agit d’une croissance de 5 % par rapport à la même période en 2016 et de la plus forte hausse trimestrielle des prix en près de six ans.
  • Encore ici, c’est la RMR de Montréal qui a affiché la hausse la plus importante à ce chapitre, soit de 7 %, avec un prix médian de 318 000 $ pour l’unifamiliale.
  • Les RMR de Gatineau (249 700 $) et de Saguenay (181 750 $) ont elles aussi enregistré des augmentations de prix dignes de mention, de 5 % et 4 % respectivement.
  • Finalement, le prix médian des unifamiliales a crû modestement, soit de 2 % et 1 % respectivement, dans les RMR de Québec (258 500 $) et de Trois-Rivières (150 000 $), tandis qu’il est demeuré stable dans la RMR de Sherbrooke (204 500 $).

Ce à quoi il faut ajouter une sixième baisse trimestrielle consécutive au Québec (-9%) quant au nombre de propriétés résidentielles à vendre. Et il a fallu en moyenne 114 jours pour conclure une transaction, toutes catégories confondues.

Photos : iStock.com

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