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Rangement: le défi des boomers

Vous devez emménager dans un espace plus restreint. Ce sera une maison moins grande, ou vous passerez d’une unifamiliale à la vie en copropriété.

Avant d’attaquer de front les travaux de rénovation dans le nouveau logement, il vous faut diminuer le stock à déménager, c’est-à-dire conserver l’essentiel, pour des raisons pratiques ou sentimentales, et vous débarrasser du reste. Pas évident, n’est-ce pas?

Vous n’êtes pas seul. Le marché le montre depuis belle lurette. Des milliers de boomers abandonnent le logis familial pour un espace plus restreint. Ils doivent trier dans ce qui est l’histoire de toute une vie. C’est énorme, mais en même temps, c’est peut-être plus facile pour le boomer s’il se pose les bonnes questions. Je le sais, étant moi-même un boomer de 57 ans sur le point de déménager.

Soyons cruel un brin, réalistes, radicaux. Nous avons plus d’années derrière nous que devant nous. Il faut donc redéfinir nos priorités en vue de la dernière tranche de vie active. Une fois les priorités définies, examinons les objets un à la fois et interrogeons-nous. Seront-ils encore utiles, vu les nouvelles priorités?

L’élimination est moins douloureuse, disons. Donc, plus facile.

Une fois le tri effectué, il faut se débarrasser rapidement du matériel non retenu avant de changer d’idée. De nos jours, ce ne sont pas les moyens qui manquent.

Il y a les sites de ventes en ligne comme Kijiji ou les réseaux sociaux comme Facebook. Cela ne vous dit rien? Vous ne voulez pas gérer les visites des futurs acheteurs? Vous n’êtes pas familier avec les réseaux sociaux? Donnez le matériel à vos enfants et dites-leur de garder l’argent de la vente.

Vous connaissez un jeune étudiant dans votre entourage qui doit travailler pour payer ses études? Gageons qu’il sera très content de se faire beaucoup d’argent de poche en se chargeant d’éliminer votre matériel.

De cette façon, vous réduisez votre empreinte écologique car vous recyclez au lieu de jeter. Recycler exige un effort, alors que jeter est tellement plus facile, mais tellement plus dommageable pour l’environnement.

Aussi, vous serez surpris de voir le nombre d’appareils disparaître si vous les déposez au bord de la rue quelques heures avant l’heure de la collecte. C’est hautement écologique car, une fois de plus, vous recyclez au lieu de jeter. Vous faites preuve d’un comportement écoresponsable.

Pour ce qui est des piles et certain matériel électronique et informatique, sachez que, de nos jours, il y a des bacs de collecte à cet effet dans plusieurs espaces publics. Informez-vous auprès des étudiants de votre entourage, ils savent où les trouver.

Vous avez trop de livres? Vous pouvez les vendre, c’est certain. Mais vous pouvez aussi vous transformer en un moteur de la redistribution de la richesse en faisant preuve de solidarité: «Passez au suivant», comme dit le slogan. Des réfugiés syriens, ou autres, qui doivent apprendre le français mais qui n’ont pas les moyens de s’acheter des livres neufs seraient très heureux de mettre la main sur vos livres. Tout comme les jeux vidéo, vieux CD, films, etc. Un centre d’aide aux réfugiés vous viendra en aide ou un quelconque organisme, comme l’Armée du salut.

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Vous êtes un boulimique de la lecture et vous achetez tous vos livres? À la Grande Bibliothèque de Montréal, vous pouvez emprunter jusqu’à 25 livres. Et nul besoin de passer au comptoir de prêt, donc pas de file d’attente. Vous faites l’opération du prêt vous-même, qui dure quelques secondes, et l’opération du retour, qui dure moins que quelques secondes. Que dire des livres électroniques en location?

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