Quand le chalet devient un fardeau

 

Les enfants sont grands. Le chalet, fini pour eux! Il ne les intéresse plus! Les parents s’interrogent : « Garde-t-on le chalet oui ou non? » Les années passent, le couple vieillit, les forces diminuent. C’est le temps ou jamais de combler les derniers rêves d’une vie, comme celui de voyager par exemple. À moins que le couple, inquiet, aimerait bien augmenter leur fonds de retraite. Donc, on vend le chalet! D’autant plus que les frais d’entretien ne vont pas en diminuant.

Ça tombe bien car les professionnels de la planification financière recommandent aux propriétaires de chalet de le vendre de leur vivant afin d’en retirer le maximum sur le plan fiscal, surtout si le propriétaire le vend à l’un de ses enfants.

Contrairement à la résidence principale, le chalet ne sera pas exempté de l’impôt applicable aux gains en capital lorsqu’il sera vendu. Or, on sait tous et toutes que la plupart des chalets ont pris énormément de valeur ces dernières années. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Donc, pour éviter de payer une taxe trop élevée, on vous conseille de vendre le chalet immédiatement à vos enfants. S’ils en veulent, bien sûr.

Vous y gagnerez parce que l’imposition de tout gain éventuel deviendra l’affaire de vos enfants, et non la vôtre. De plus, le chalet ne faisant pas partie de votre succession à votre mort, vous épargnerez quelques tracas à votre famille quand vous quitterez cette terre.   

Vendre le chalet immédiatement à vos enfants n’empêche pas que vous devrez payer l’impôt sur la valeur accumulée par le chalet au cours des années jusqu’au moment de la vente. Par contre, il existe des astuces dans l’acte de vente pour limiter l’impact fiscal : contraction d’une hypothèque, billet à ordre, répartition des  paiements sur plusieurs années, tous des mécanismes appelés à échelonner le paiement de l’impôt à travers le temps.

J’ai déjà traité de la question du transfert de propriété dans le billet S’il fallait que le chalet vous échappe. On clique sur blogue dans la section Chalets et maison de campagne pour y accéder. Ou on va directement au site : www.cibc.com/francais.

En tout cas, n’hésitez pas à consulter votre comptable, ou notaire, ou conseiller financier pour en savoir davantage.

(Source : SNG Collins Barrow)  

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