Montréal, Québec, Canada (photo iStockphoto LP)

Être propriétaire à Montréal

Les nouvelles tombent en cascades sur l’état de la ville de Montréal depuis l’automne dernier. Toutes ces données sont susceptibles d’influencer le marché immobilier au cours des prochaines années. Pour ceux et celles qui veulent acheter ou vendre une propriété, ces données peuvent se révéler utiles: moment de l’achat ou de la vente, fixation du prix, etc.

En septembre dernier, La Presse annonçait la fin de l’explosion de la valeur des propriétés à Montréal. La valeur des propriétés avait augmenté en moyenne de seulement 5,9% au cours des trois dernières années, selon le dernier rôle d’évaluation de la métropole. On n’avait pas vu ça depuis les années 2000.

Au mois d’octobre, la firme Demarcon déposait son rapport au bureau du maire de Montréal. Conclusion : non seulement le commerce tire de la patte, mais beaucoup de Montréalais et de Montréalaises font leurs emplettes dans la zone 450.  Pourquoi? Parce qu’il y a trop de fermetures de commerces à Montréal. L’offre ne réussit pas à satisfaire la demande. Le rapport épluche les quartiers, énonce les causes principales du problème et apporte certaines solutions.

Début février, Statistiques Canada annonçait que deux fois plus de personnes avaient choisi pour vivre la zone du 450 que l’île de Montréal dans les cinq dernières années. Reste que Montréal a attiré davantage de personnes entre 2011 et 2016 comparativement aux cinq années précédentes.

Donc, aucune surprise la semaine dernière lorsque l’Institut de la statistique du Québec nous apprenait que le bilan démographique de Montréal a été négatif en 2016. La ville a perdu 16 600 habitants, surtout des jeunes familles, au profit de la zone 450 : Montérégie, Laval, Lanaudière, Laurentides.

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Du côté des statistiques des ventes, la Chambre immobilière du Grand Montréal (CIGM) dévoilait une hausse de 5% des ventes résidentielles en janvier 2017 comparativement à janvier 2016. Ce sont les ventes de copropriétés qui ont poussé les ventes à la hausse avec une augmentation de 21%.

Dans la même semaine, un expert de l’Association canadienne de l’immeuble déclarait qu’il était encore trop tôt pour évaluer l’impact précis du resserrement au financement hypothécaire.
Voici les principales données de la CIGM rapportées intégralement.

Variation des ventes par secteurs

  • Toutes catégories de propriétés confondues, les résultats de janvier laissent voir une croissance des ventes résidentielles dans les secteurs de Vaudreuil-Soulanges (+18 %), de l’île de Montréal (+10 %) et de la Rive-Nord (+2 %).
  • Les secteurs de Laval et de la Rive-Sud ont plutôt affiché une stabilité des ventes par rapport à janvier 2016.

Statistiques par catégories de propriétés

  • Outre l’excellente performance des ventes de copropriétés (+21 %), les ventes de plex de 2 à 5 logements ont augmenté de 6 % en janvier, tandis que la maison unifamiliale a vu son nombre de transactions reculer légèrement (-3 %).

Au chapitre des prix

  • En ce qui a trait à l’évolution des prix, c’est la maison unifamiliale qui arrive en tête avec une progression de 6 % du prix médian (297 389 $) à l’échelle de la RMR.
  • La hausse du prix médian des plex (460 000 $) a été de 5 %.
    Le prix médian des copropriétés a pour sa part fait du surplace en comparaison avec janvier 2016, alors que la moitié des unités se sont vendues à un prix supérieur à 240 000 $.

Nombre de propriétés à vendre

  • Le nombre de propriétés à vendre a baissé de 14 % en janvier dans la RMR de Montréal pour une 16e diminution mensuelle consécutive.

Photo: istock.com