Mythes et préjugés

Source: iStockphoto LP

Ils existent même dans le domaine de l’habitation. Quant à savoir où ils commencent et où ils s’arrêtent, cela dépend du point de vue, de l’expérience et des connaissances de chacun. Et de la position que l’on occupe au sein de l’industrie de l’immobilier. Cela va de soi.

Le 1er octobre dernier se déroulait la Journée mondiale de l’habitat. C’est une initiative de l’ONU « pour encourager la réflexion sur l’état des droits humains, particulièrement le droit au logement pour tous.»

Autrement dit, avoir un toit pour dormir et vivre dans son intimité est un droit fondamental au même titre que la liberté d’expression ou le droit de se nourrir.

Dans le cadre de cette journée, la Société d’habitation du Québec (SHQ) a tenu son sixième rendez-vous sous le slogan « Voir les choses autrement pour relever les défis du logement ensemble. »

Quelque 300 professionnels de l’habitation étaient réunis à Laval.
John McKay, président-directeur général de la SHQ, a déclaré: « L’objectif est qu’un plus grand nombre de personnes puissent accéder à des conditions adéquates de logement et disposent de services encore mieux adaptés à leurs besoins.»

Une fois la table mise, une quinzaine de conférenciers ont défilé. Le célèbre Dr Gilles Julien est venu faire le  point sur l’influence de l’habitation et du milieu de vie des enfants sur leur santé.

Dans le communiqué de presse annonçant l’événement, il était écrit que des conférenciers allaient présenter des pistes pour lutter contre les préjugés, aussi bien dans le milieu de l’habitation communautaire que dans celui du  marché locatif privé.

Quels sont ces préjugés? Seuls les participants au congrès ont obtenu réponse.

Au même moment, l’Association des propriétaires du Québec (APQ) publiait un communiqué de presse.

En gros, l’APQ réclame une hausse des loyers, un discours qu’elle tient depuis de nombreuses années.

Les arguments sont les mêmes: des loyers trop bas ne rapportent pas suffisamment de revenus aux propriétaires d’immeubles locatifs pour qu’ils puissent entretenir leurs propriétés adéquatement au profit des locataires.

Là où cela devient intéressant, c’est que l’APQ soutient que les hausses abusives de loyer, souvent décriées par les associations de locataire, relèvent du mythe.

«Un propriétaire qui fait une demande déraisonnable se voit refuser son augmentation par le locataire. La Régie du logement décidera alors de l’augmentation selon des critères stricts et une méthode qui est malheureusement désuète pour permettre la rentabilité des immeubles des propriétaires», soutient l’APQ.

Dernière observation: les avantages des coopératives d’habitation ont été largement mises de l’avant durant le congrès de la Société d’habitation du Québec.

Or, s’il y a un concept qui se fait un peu brasser la cage au Québec, surtout par les associations des propriétaires, c’est bien celui de la coopérative d’habitation.

Le congrès de la SHQ a-t-il réussi à abattre les mythes et préjugés face aux coopératives d’habitation?

Pour en savoir plus, on consulte le site de la SHQ.

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