Mérule pleureuse : c’est quoi au juste?

La mérule pleureuse fait beaucoup parler d’elle depuis l’an dernier. Elle frappe de plus en plus de propriétaires au Québec, dans plusieurs régions. Et elle ne frappe pas à moitié. Voici un portrait de la bête.

La mérule pleureuse est un champignon qui se nourrit de bois humide. Elle peut dormir à l’ombre pendant des années et des années, des décennies même, avant de se manifester. Elle croît surtout dans les maisons anciennes. Elle se déploie dans les endroits très humides et privés de lumière. D’où la nécessité d’aérer fréquemment l’habitation et de ne pas favoriser les zones d’ombre.

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La mérule pleureuse se propage très rapidement à travers les structures d’une propriété. Parfois, le bois est si contaminé qu’il faut tout détruire. Le champignon peut aussi s’épanouir dans le carton.

Selon l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), la mérule pleureuse a été détectée en Mauricie et Centre-du-Québec, en Outaouais, dans la région Chaudière-Appalaches  et dans le Bas-Saint-Laurent. Pour le moment, il s’agit de cas isolés, même si l’on sait que le vent peut transporter le champignon d’un bâtiment à l’autre.

Selon l’INSPQ, les premières traces de la mérule pleureuse au Canada ont été observées dans plusieurs villes durant les années 40. En Europe par contre, elle fait des ravages depuis quelques années. Faut dire que les maisons ancestrales sont nombreuses sur le vieux continent.

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La rumeur veut que la mérule pleureuse provoque des problèmes de santé chez l’être humain. Des allergies par exemple. L’INSPQ apporte un bémol. Il n’existe aucune preuve scientifique, pour le moment, de la toxicité de la mérule pleureuse. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’exposer inutilement.

La présence de la mérule pleureuse dans un bâtiment n’est pas considérée comme un vice caché car la déclaration n’est toujours pas obligatoire. Le nouveau propriétaire d’une maison ne peut donc intenter une action contre l’ancien propriétaire. Pour le moment.

Photo: www.enviro-option.com 

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