Elle brûle le champignon à la torche

Via Capitale vous a parlé en long et en large de la mérule pleureuse, ce champignon qui fait le cauchemar de plusieurs propriétaires au Québec depuis six ans.

Jeune mérule, photo de Verber 31 sur Wikipedia CC
Jeune mérule, photo de Verber 31 sur Wikipedia CC

Un journal de la région de Trois-Rivières, L’Hebdo Journal, annonçait à son lectorat la semaine dernière la mise sur pied par Québec d’un comité interministériel pour en apprendre davantage sur la mérule pleureuse, histoire de mieux aider les propriétaires qui en sont victimes. Via Capitale vous avait annoncé la formation de ce comité il y a six semaines, soit le 12 juillet dernier.

Ce qui est intéressant dans l’article de la journaliste Myriam Lortie, intitulé Lueur d’espoir pour le cancer du bâtiment, ce sont les témoignages de deux propriétaires qui nous racontent leurs cauchemars avec la mérule pleureuse qui ronge littéralement leurs propriétés. Ce à quoi s’ajoute une photo fournie par l’une des propriétaires. On apprend aussi que la mérule pleureuse, qui vient à peine de faire son entrée au Québec, est très répandu en Europe.

Une propriétaire de St-Tite dresse un parallèle intéressant entre la pyrrhotite, qui affecte des milliers de propriétaires en Mauricie et ailleurs au Québec, et la mérule pleureuse. Marie-Andrée Trudel estime la mérule pleureuse pire que la pyrrhotite: «Avec la pyrrhotite, on peut défaire le solage et en refaire un nouveau. Avec la mérule pleureuse, on défait quoi? C’est toute la maison, les meubles et la santé des occupants qui sont contaminés», soutient-elle.

En gros, l’infection à la mérule pleureuse conduit souvent à la démolition de la maison, ce que n’implique pas nécessairement la pyrrhotite.

La mérule pleureuse s’attaque souvent aux maisons centenaires, ce qui est le cas de Mme Trudel. «Je brûle à la torche mes champignons. Je me mets un masque, un habit et je vais enlever moi-même les champignons qui réapparaissent», souligne-t-elle à la journaliste de l’Hebdo Journal.

La propriété de Mme Trudel subit régulièrement des évaluations pour s’assurer qu’elle ne s’effondre pas du jour au lendemain car le champignon, hormis le bois où il prend naissance, peut même percer une brique.

Les assureurs refusent de dédommager les propriétaires. Or, les cas d’infection sont en progression constante au Québec.

À lire aussi dans le même article l’entrevue avec Gino Dechamplain, de l’organisme Enviro-Option, qui a détecté une grande partie des cas de mérule pleureuse au Québec. Il est même allé en Europe pour étudier le problème de plus près. Il raconte comment il s’y prend pour décontaminer une propriété.

C’est un article à lire.

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