Méfiez-vous des coach en immobilier

La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) met en garde tout propriétaire-vendeur qui veut faire appel à un conseiller en immobilier pour vendre sa maison. DuProprio, par exemble.

La FCIQ rappelle au propriétaire-vendeur qu’il ne bénéficie d’aucune protection s’il fait appel à un conseiller ou un coach en immobilier.

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«Ces derniers n’offrent aucune garantie, ne sont assujettis à aucune forme de déontologie et ne sont couverts par aucun fonds d’indemnisation ou d’assurance responsabilité professionnelle. De plus, ces intervenants conseillent et accompagnent des clients-vendeurs sans répondre aux exigences de la Loi sur le courtage immobilier et de la réglementation», lit-on dans le communiqué de presse diffusé par la FCIQ.

La FCIQ a vivement réagi aux propos tenus par la firme DuProprio qui, deux jours auparavant, après s’être présentée comme la plus importante entreprise de vente immobilière sans commission de la province, accusait l’industrie du courtage immobilier de «priver les propriétaires québécois de leur liberté de choisir le moyen qui leur convient le mieux pour vendre leur propriété.»

Ce que la FCIQ nie catégoriquement: «Qu’un propriétaire vendeur s’occupe lui-même de la vente de sa propriété est un droit fondamental qui a toujours existé et qui est respecté par la FCIQ», rétorque l’organisme.

Dans l’intérêt du propriétaire-vendeur, la FCIQ voudrait dissiper toute confusion sur le marché. C’est pourquoi elle demande au gouvernement du Québec de légiférer afin d’aider le propriétaire-vendeur à faire la différence entre un vrai courtier immobilier et une entreprise qui ne l’est pas.

«C’est la confusion entre les services fournis par des entreprises d’assistance aux vendeurs, dont DuProprio, et les services des professionnels du courtage immobilier qui rend nécessaire une mise à jour de la Loi sur le courtage immobilier dans un esprit de protection du public», lit-on dans le communiqué de presse.

«Les coachs ou les conseillers immobiliers ne suivent aucune formation continue obligatoire accréditée. C’est contraire à tout ce qui se fait dans le milieu professionnel québécois», lit-on également.

La FCIQ évoque les maints jugements de la Cour supérieure selon laquelle le propriétaire-vendeur court davantage de risques en faisant appel à une entreprise qui n’est pas un courtier immobilier.

«La Cour supérieure a affirmé à plusieurs reprises que l’intervention d’un courtier immobilier augmente le bassin d’acheteurs, sécurise la transaction et diminue les risques», poursuit la FCIQ.

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«Les courtiers immobiliers sont encadrés par la Loi sur le courtage immobilier et les règlements qui en découlent. Les actes professionnels des courtiers doivent répondre à des exigences déontologiques et à certains devoirs professionnels. Le public, en utilisant les services d’un courtier, est protégé par la présence du Fonds d’indemnisation du courtage immobilier et le Fonds d’assurance responsabilité professionnelle», ajoute la FCIQ.

La FCIQ regroupe les douze chambres immobilières du Québec, ce qui représente près de 13 000 courtiers immobiliers qui en sont membres.

SOURCE Fédération des chambres immobilières du Québec, fciq.ca

Photo : iStock.com

 

 

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