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Le marché résiste à l’emballement

Des signes de condition problématique subsistent à Montréal et à Québec, mais ils sont modérés, ce qui montre que le marché se tient hors de la zone dangereuse.

À Montréal, une surévaluation menace toujours à cause d’un ralentissement de la demande et d’un revenu personnel disponible qui refuse toujours de s’élargir.

Du côté des copropriétés, le marché s’est calmé mais les constructeurs sont appelés à gérer leurs stocks avec diligence.

À Québec, les signes élevés de surévaluation persistent à cause d’un ralentissement de la demande depuis 2012 et un revenu personnel disponible stagnant. Le niveau élevé d’offres de copropriétés inquiète toujours.

Ce sont les conclusions auxquelles sont arrivés les analystes de la Société canadienne d’habitation et de logement (SCHL) dans le cadre du rapport Évaluation du marché de l’habitation (EMH) du premier trimestre de 2016.

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À l’échelle nationale, la SCHL fait état de signes modérés de surévaluation, ce qui signifie que les prix des logements échappent au revenu disponible, à la croissance démographique et à d’autres facteurs.

En fait, la surévaluation est détectée dans huit régions métropolitaines canadiennes, la construction excessive dans sept.

Les stocks de logements achevés et invendus sont au-dessus de la moyenne historique. C’est pourquoi la SCHL recommande aux constructeurs de mieux gérer leurs stocks.

Par contre, surchauffe et accélération des prix des logements ne sont pas dans le radar pour le moment, quoiqu’elles manifestent leur présence dans la plupart des grands marchés canadiens.

« Depuis la dernière évaluation, les signes de construction excessive ont augmenté à Calgary, à Saskatoon, à Regina et à Ottawa, à cause de la hausse des taux d’inoccupation ou des stocks élevés de logements neufs invendus, ou des deux. La gestion des stocks devient encore plus importante, vu l’augmentation du nombre de centres où la construction excessive est problématique », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef à la SCHL.

Les analystes tiennent comptent de quatre facteurs majeurs dans leur travail d’analyse : la surchauffe, l’accélération de la croissance des prix, la surévaluation et la construction excessive.

Pour plus d’informations: www.schl.ca/EMH.

Photos : iStock

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