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Le marché immobilier se porte bien

La demande de logements va s’accroître au Québec en 2018 et en 2019. Et pour le moment, le marché immobilier est loin d’être vulnérable.

Ce sont les deux principales conclusions tirées par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) à travers deux séries de rapports :

Évaluation du marché de l’habitation et Perspectives du marché de l’habitation.

C’est l’excellente tenue du marché de l’emploi au Québec qui soutiendra le marché immobilier au cours des deux prochaines années. Cela entraînera une augmentation des prix des propriétés à la suite d’un resserrement du marché de la revente. Puis, le vieillissement graduel de la population fouettera la construction d’appartements, prédit la SCHL.

Si le marché immobilier se porte bien au Québec, la SCHL s’inquiète du taux d’inoccupation élevé au sein du marché locatif. Le taux augmente régulièrement, conséquence d’une construction excessive.

Ailleurs au pays, la situation est plus inquiétante. Plusieurs agglomérations urbaines se montrent vulnérables sous la pression d’une surévaluation et d’une accélération des prix. Les signes restent modérés pour le moment.

Côté mises en chantier, le rythme de construction baissera légèrement à l’échelle nationale d’ici 2019, sans trop s’éloigner des moyennes des cinq dernières années. Légère baisse également du côté de la revente.

Le prix moyen des propriétés continuera d’augmenter, mais moins vite qu’au cours des quatre dernières années. On le voit entre 493 900 et 511 300 $ en 2017 et entre 499 400 et 524 500 $ avant la fin de 2019.

D’autre part, comme le prescrit un règlement du Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), la SCHL a appliqué quatre scénarios de crise à sa capitalisation cette année. Résultat : la SCHL résisterait sans aucun problème si l’un d’entre eux se réalisait.

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Ces quatre scénarios sont une victoire du mouvement anti-mondialisation, un tremblement de terre, une chute des prix du pétrole et une correction du marché de l’habitation, aussi forte que celle qui a ébranlé les États-Unis à la fin des années 2000, soit une hausse de 5 points de pourcentage du taux de chômage et baisse de 30 % des prix des logements.

La SCHL qualifie ces scénarios «d’extrêmement improbables». Ils ne sont ni une prédiction, ni une prévision, tient-elle à préciser.

Photo: istock.com

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