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Maison écologique : achat et profit

Ce billet s’adresse à deux types d’acheteurs. Ceux qui accordent de l’importance au potentiel de revente de la propriété qu’ils désirent acheter. Et ceux qui veulent prendre le virage de la propriété durable et écologique, souvent les premiers acheteurs de la génération Y (milléniaux).

Les mots « écologique » et « profit » dans la même phrase, qui l’eut cru? D’ici 20 ans, la propriété durable et écologique aura pris beaucoup de valeur. Le potentiel de revente est là.

Ses caractéristiques sont nombreuses. Au premier rang figurent une propriété à la taille équivalente aux besoins de la famille, des matériaux sains et durables, une facture d’énergie considérablement réduite (chauffage et climatisation) et un potentiel de recyclage élevé côté matériaux.

Selon Écohabitation, les toits en métal, acier peint ou galvanisés, ont une durée de vie supérieure à 50 ans. Ils ne demandent aucun entretien et sont recyclables à 100%. Les toits en bois, bois composite et EPDM suivent de près. D’autres matériaux sont recommandés. Par contre, fuyez les bardeaux d’asphalte! 

Le toit végétal est destiné à se répandre en milieu urbain. Ses vertus sont trop nombreuses. N’hésitez pas à acheter si la propriété convoitée est dotée d’un toit végétal, à condition qu’il soit bien construit et sécuritaire. Vous avez le choix entre le toit végétal extensif (peu de culture et d’entretien) et le toit végétal intensif (jardin ou terrasse).

En termes de revêtement extérieur, mise à part la pierre naturelle, la brique est le matériau le plus durable : 75 ans et plus. Selon Écohabitation, le bois, le bois composé et le métal suivent de près. Le vinyle (PVC) a une durée de vie de 40 ans et plus, mais ses vertus écologiques sont  minces. Le fibrociment serait déconseillé par l’Ordre des architectes du Québec.

La maison solaire passive gagne en popularité. Il s’agit de toute propriété dotée de nombreuses fenêtres stratégiquement orientées pour emmagasiner un maximum d’ensoleillement, diminuant ainsi la facture d’énergie. Les fenêtres sont pourvues d’un triple vitrage. L’isolation et l’étanchéité du bâtiment sont parfaites. La propriété contient des matériaux qui captent et redistribuent la chaleur à l’intérieur, le béton et les briques par exemple.

A-t-on besoin de dire que toute propriété munie d’un chauffe-eau solaire, de panneaux solaires ou d’une éolienne domestique sont appelées à un bel avenir?

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Très populaire au Québec, le plancher flottant risque de perdre des plumes. Peu durable, il émet des COV (émanations nocives) et n’est pas recyclable.

Béton coulé et asphalte pour l’entrée de garage et les allées cèdent le terrain au profit d’un pavé non lisse comme la brique, la dalle de béton ou un granulat de pierres. Les eaux de pluie s’écoulent par les fentes.

La pelouse perd du terrain. Elle exige trop d’eau et de produits chimiques. Pierres, lit de cailloux, massifs floraux et plantes la remplacent.

Certains spécialistes écartent le vinyle pour l’isolation des portes et des fenêtres. Ils recommandent l’aluminium. Des études sont en cours.

Si la propriété convoitée renferme des matériaux comme les pierres naturelles (le granit abonde au Québec), le bois et la brique, c’est excellent puisqu’ils absorbent le gaz carbonique, principal gaz à effet de serre. Ils diminuent aussi la consommation d’énergie dans une maison car ils emmagasinent la chaleur pour la redistribuer au besoin.

Les terrasses et patios contenant des matériaux durables comme la pierre, le bois, les matériaux composites, la terre cuite et le béton écologique seront particulièrement recherchés.

 

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